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5<H1 MESUHES ÉLECTRIQUES.
L'expérience csl analogue i» l'emploi d'une balance k bras inégaux, quand on place le corps h peser alterna Uvemeat dans les deux plaleaux.
139. Balances de capacités. — On peut donner ce nom k plusieurs dispositions expérinienlales qui rappellent celle du pont de Wheatstone.
Dans la méthode employée par De Sauty (■), deux condensateurs C et C (flji- 2i(.j) tiennent la place des deux branches j
et b' du pont de Wbealslone, leurs armatures exlérieures étant en communication avec le sol. On aju.ste les deux résistances a et a' de manière qu'en ouvrant ou fermant la clef K qui établit la communication avec la pile, aucun courant M passe dans le galvanomètre.
La condition d'équilibre exige évidemment que les exlrémités B el B' du pont soient au même potentiel, c'esUà-dire qu'à un instant quelconque, les cbarges Q et Q' soient proportionnelles aux capacités correspondantes C et C ; comme ces charges sont proportionnelles aux courants qui l(^^ amènent el ceux-ci en raison inverse des résistances correspondantes a et a, il en résulte
II est clair qu'on pourrait remplacer le galvanomètre un électromètre ou un téléphone.
Cette méthode ne convient que pour les capacités de vale»*^
(M L, Ci,Ans AM. It. S^ul^E, Elrctrical tables and fc
CAPACITES ET DIELECThlÇUES.
yeoneet dans lesquelles l'absorption électrique a peu d'inience; elle exige, en effet, que le temps de charge soit le
me pour les deux condensalpurs. Aussi n'estrclle pas appli-
)le aux grandes capacités, comme celles des câbles sous- ; on en est averti par cette circonstance que l'ajusle- Bent des résistauces qui convient pour la charge ne convient Ms pour la décharge.
Lord Kelvin (') a indiqué deux méthodes où l'équilibre ne tépend pas du temps de charge, mais seulement de l'état tnal, et qui sont applicables aux capacités de toute nature.
La première exige l'emploi de trois condensateurs de com- WraisoD, dont l'un au moins ait une capacité variable.
SoientC, C, C,, et C; (lig. -ny) quatre capacités formées de
Dondensateurs dont l'une des armatures est au sol. On charge ■eux d'entre elles C et Ci à un même potentiel Vo, puis on rtunit respecUvement C avec C, et C, avec C, ; les potentiels » et V, de part et d'autre deviennent
{c-t-c')v=cv„, (c,+c;)v,^c,Vo.
Si les valeurs de V et V, sont égales, uu galvanomètre ou 1 électromètre intercalé entre deux points D et D' des deux systèmes reste au zéro, ce qui donne
L'emploi de l'électromètre est préférable, car chaque systtrae conserve sa charge et on a toute facilité pour ajuster la
''' SiB \V. TiiOMSOU, Joarn. of Teleg. Eny., (. 1, 5, 39i; 1NT3.
MESURES ELECTRIQUES.
capacité du condensateur variable de manière que la condition d'équilibre soit satisfaite.
Quand on fait usage du galvanomètre, il faut attendre, avant d'établir la jonction entre D et D', que l'équilibre de charge ait le temps de s'établir. Ce temps peut s'élever à plusieurs secondes si on opère sur de grandes capacités et de grandes résistances.
La seconde méthode n'exige pour la comparaison qu'une capacité invariable. Les armatures extérieures des deux capacités C et C (fig. 9.1 8) sont isolées et communiquent entre
elles par un conducteur D ; les armatures intérieures sont en relation avec les extrémités d'une résistance considérable AA traversée par un courant permanent. On cherche le point P de la résistance AA' auquel il faut attacher le fil d'un galvanomètre G, ou mieux un électromètre, pour qu'en établissant la communication entre P et D, l'appareil reste au zéro. L^ position du point P ne change pas quand on renverse le courant par le commutateur M situé sur le circuit de la pileE.
Comme la charge des deux condensateurs est la même, p^^ suite de leur liaison, on a alors, en appelant V et V lesp^^ tentiels en A et A' et V< celui des armatures extérieures,