E = RI
Lorsque la résistance R est choisie de manière que te cou- J rant soit le même dans les deux cas, il reste simplement I nC R = t , sans qu'on ait à se préoccuper de la graduation du ' galvanomètre {'). '
Cl M. Lippmana fiiil remarquer {C. A. l'Ae»d. da Se. t. CIV, p. 1010; IsS";) iju'on aurait ainsi une mesure du temps par de* procMés pumnenl électrique*. &> ulTet. le produit d'une capaciUi par une résistance est un temps dans les d syiilèmes (418); si an répète l'expérience avec une résistance et une capacité mvariables, ou de dimensions i^éomélrïques déterminées, en modifiant la périoM de la Urne vibrante de manière à éftaler les deux courants, on en déduira la valeur de n correspondante et, par suite, l'unité de temps.
CAPAaTÉS ET DIÉLECTRIQUES. 509
Un commutateur à bascule permet de diriger successivelent, dans le même galvanomètre, les courants de charge ou e décharge. Le galvanomètre G (fig. 221) étant placé sur le ircuit de la pile qui aboutit aux bornes P et N du commuateur, les armatures du condensateur C sont reliées aux ornes A et B. Quant on fait osciller Téquipage du commuaieur, la charge du condensateur est alternatiment dz EC; à haque mouvement, la quantité d'électricité qui traverse le :aIvanomètre est 2EC et, pour n oscillations simples par se-
Fig. 221.
onde, le courant moyen est 2/iEC. En appelant R la résisince du circuit qui donnerait le même courant permanent, na alors 2/iCR = i.
Comme les oscillations du commutateur doivent être réguères, il sera plus commode, au point de vue mécanique, employer un appareil tournant.
Celte méthode suppose qu*à chaque opération les contacts ont maintenus assez longtemps pour que la charge ou la ^charge du condensateur arrivent à Tétat d'équilibre, condion qui n'est pas toujours réalisée.
Dans la dernière disposition, par exemple, appelons r la -sistance totale du circuit et q la charge du condensateur à époque t après le mouvement de bascule; le courant est
=^ — -7^ et Ton a, en négligeant l'induction propre.
Si Q est la charge initiale du condensateur, avant Tinveron, il en résulte
EC-hy=(EC-hQ)e-7c.
510 MESURES ÉLECTFUQUES.
Lorsque les deux espèces de contact ont la même durée 0. la charge variable q passe de -+- Q à — Q, ce qui donne
Q (i -^ e-Fc) = EC (i — e""7c).
Le courant moyen est alors 7.nQ et la condition d'équilibre avec le courant permanent de même valeur devient
inCR
\l — e rCj = I -he rC.
743. Comparaison des capacités aux résistances. — Dans la mesure des courants moyens, les capacités ont été déterminées ou comparées par des résistances ; nous pouvons considérer le problème d'une manière plus générale.
Entre deux points N et P d'un réseau de conducteurs renfermant des forces électromotrices constantes, on intercala une capacité C et, par l'une des dispositions précédentes, on la décharge n fois par seconde. Si E est la différence de p<^' tentiel des deux points dans le régime permanent, et qu'on suppose qu'après chaque interruption ce régime ait le temp^ de se rétablir, le courant moyen dans le fil de jonction e^*' avec le second mode d'interruption,
1= a/iCE.
Les contacts ainsi établis modifient les courants de toul^^ les branches du réseau, mais la somme algébrique des courants induits reste nulle puisque le système reprend le mênn^ état après chaque interruption. Dès lors, l'intensité moyenne dans chacune des branches est indépendante de la manière dont se succèdent les décharges entre les points N et P; p^^ suite, elle est la même que si on joignait ces deux points p^^ un conducteur de résistance R« qui laisserait passer, soi»^^ forme de courant continu, le même débit I d'électricité, et ciproquement. Mais dans ce cas, en appelant R2 la résistan qui séparait primitivement les deux points, on a, d'après le théorème de M. Thévenin (672),
CAPACITÉS ET DIÉLECTRIQUES. 511
Si la résistance R| est ajustée de manière que dans une branche quelconque l'intensité soit la même qu'avec les décharges du condensateur, il résulte
2/iC(R,-f-R2) = i.
La capacité C se trouve ainsi déterminée en fonction de deux résistances connues et du nombre n des interruptions.
On peut se rendre compte plus complètement de la manière dont les courants de décharge se distribuent dans le réseau, en remontant aux équations générales. Soit i l'intensité à un instant donné dans une branche quelconque r qui renferme une force électromolrice e, L le coefficient de self-indudion de cette branche et 9 le flux des forces extérieures, dues à des aimants ou des courants. La différence de potentiel
3UX extrémités de la branche est ri -H -1- (? -+- Li) — e.
Pour un circuit fermé dont elle fait partie, on a
^"> en appelant y'= / idt la quantité d'électricité qui traverse la branche r pendant la durée 6 d'une décharge
i:/Yy'-f-[2(?-f-L0]i-2ee^o.
Si les intensités sont les mêmes au début et à la fin de cha- ^^ûe des décharges, c'est-à-dire si le régime permanent a le ^^oaps de se rétablir et qu'aucun aimant ou courant extérieur ^^ilété déplacé ni modifié, la quantité comprise entre parenthèses est nulle et il reste
Sry' — Se6 =: o.
Soit 1*0 le courant relatif au régime permanent et y = y'— h^ ^ ^xcès de la décharge sur la quantité d'électricité qui correspondrait à ce régime ; l'équation précédente peut s'écrire
2 ry -f- 0 (S ri'o — S e) = o .
Comme le second terme est nul, il en résulte
Sry = o.
Ainsi, on peut dire que la décharge q se surperpose aux courants permanents et se partage entre les différentes branches en raison de leurs résistances respectives et indépendamment des forces électromotrices qu'elles renferment (*).
Ce théorème conduit à plusieurs méthodes particulières.
1^ Si le réseau se compose d'un fil unique de résistance r et qu'on établisse le même courant dans les deux expériences, soit par les décharges du condensateur, soit par une résistance auxiliaire Ri (fig. 1221), on a
2/lC
a"* Si les points P et N sont réunis par deux résistances r
Fig. 322,
et /•' (fig. 222), dont la première renferme une force électromotrice Eo, la résistance du réseau est
rr R.=
Pour que le courant de la branche /•' soit nul dans les deax expériences, il faut que la résistance compensatrice R| soît nulle; on a alors simplement
2/iC r-^-r'
(•) M. BuiLLOuiN, Ann. de l'Éc norm. sup. [2], l. X, p. 9; 1881.
CVPAaTÉS ET DIÉLECTRIQUES. 513
Au lieu de ramener les courants à la môme valeur, on peut déterminer Fintensité lo du courant primitif et les intensités i et /' du courant dans les deux branches pendant le jeu du commutateur; il en résulte
Eo=I«(r + r'), E = Io/'' = Eo — — -,»
1 = 2/1 CE = p = ïo p '
f^sins les conducteurs /•' et r, les courants de décharge F ^' ' — r sont définis par la relation rV=zr[l — I), les courants 'fiov-c^ns étant i^^ilo — F et i=Io-hI — F, ce qui donne
L«C:î rapport des résistances Ra et R peut ainsi être déterïû^^^<^, soit par les courants successifs I© et / ou lo et i\ soit P^ï* les courants simultanés i et i".
^n galvanomètre à deux cadres rectangulaires (670), intercalé sur les branches r et r', donnerait directement le rapport des courants i et i' et, par suite,
iH-
ir
La valeur de R serait encore déterminée par le rapport du ^^iirant I de décharge, soit au courant primitif I©, soit à Fun "Cs courants 1 et 1'. Si on introduit, par exemple, un galvanomètre différentiel sur la branche r et sur la communication ^ Un des points P ou N avec le condensateur, on peut choisir *^ résistance /•' de façon que Faiguille reste au zéro. Lorsquo
^galvanomètre est réglé, la condition I^i" donne R~r' -\ \\t 3* Supposons que la capacité à décharges soit inlon\iKv
^^ite deux points P et NsurFune des branches b du p«r<\Uo-
^(tramme de Wheatstone (fig. 223).
Les résistances a, a et ht étant réglées de façon que le courant soit nul dans le pont pendant les décharges alternantes
niû"
du condensateur, on remplace ensuite la capacité par u<^^ résistance R| qui satisfasse à la relation d'équilibreRiO =^^ des courants permanents et Ton aura 2/iC(R|-|-Ra)= i.
Quant à la résistance Rs du réseau entre les points B et elle a pour valeur (673), en désignant ici par Ro celle du cc^' ^ ducteur qui renferme la pile Eo,
Ra:=
a^(fl + Ro)(r-hy)H-aRo(r.4>A^)-h/-ft^(fl4-Ro) a'(a H- Ro H- r H- *') -+-(Ro -h 6')(a-f.r)
Cette méthode, indiquée par Maxwell (*), a été appliqii^^ par M. J.-J. Thomson avec une modification qui permet 1 einploi d'une lame vibrante (^).
Une des armatures du condensateur est reliée avec le soidmet C du pont et l'autre avec une lame L qui oscille entre les contacts P et N (fig. 2a4)- Le condensateur se décharge sur lui-même et sa charge seule intervient dans le courant général. Pour n oscillations complètes par seconde, Fintensité moyenne du courant de charge est /iCE et, si l'équilibre du pont est réalisé dans les deux expériences, on a /iC(R|-f-Ri)= i.
La lame L était mise en mouvement par un trembleur électrique et les contacts établis sur des surfaces platinées; le nombre des vibrations était donné par la hauteur du son. Les valeurs obtenues pour la capacité sont restées très con-
V*) Cl. Maxwell, Elect. und Majn.^ t. II, p. 375. [') J.-J. Thomson, Phil. Trans. L. II. S.; 188.3, p. 707.
CAPACITÉS ET DlÉLECTKlQUES. 515
cordantes à moins de 0,00?. quand on a fait varier le nombre des oscillations de 16 à 128 par seconde et modifié dans de grandes limites la durée relative des contacts. Le phénomène
est donc bien défini et le condensateur avait le temps de prendre à chaque contact la charge dite instantanée.
L'expression de Ra peut se simplifier si on choisit convenablement les différentes résistances (*). En écrivant cette expression sous la forme
^^ Voit que, si les résistances Ro et a sont petites par rapport ^ '^ et r, il reste sensiblement
R2=(a4-Ro)
''44. Ck>mparai8on avec les coefficients d*induction. — On obtient des effets de même nature par les décharges induites. La charge que prend une capacité C, mise en relation avec les extrémités d'une résistance R traversée par le courant permanent I, est </=CRI; lancée ensuite dans un galvanomètre balistique, elle donne
y=:CRI=: ^ -a.
;i) H. T. Glazbbrook, Phil, Mag. [5], t. XVIII, p. 98; 1884. Dans ces expériences, les résistances étant évaluées en ohms, on avait a'= lo, Ro = 5 à. 0. ,/ =s 210 à 1800, 6'= 1000, r= 1 1000.
Soil M le coefficient d'induction mutuelle du circuit considéré et d'un circuit voisin de résistance R'. Lorsqu'on établit ou que Ton supprime le courant principal I, la décharge induite fj' est définie par la relation
Si on révalue par l'impulsion a' qu'elle produit dans le même galvanomètre, il en résulte
y CRR^ a M g
y ~ J/ ""«' ^~ RR' â'
Les deux systèmes de décharges peuvent encore être transformés en courants moyens par un jeu de commutateurs. La décharge du condensateur et la décharge induite étant répétées n fois et /i fois par seconde, les courants moyens correspondants I et / dans un même galvanomètre donnent
/iCRR / c- — ^
nW ~i ' RR' 'TU'
l'ne disposition mécanique convenable permettra d'envoler altornativemont les deux espèces de déchai^s, sous forme do oounuit moyen, dans le galvanomètre ou dans un gah'anomètiY dilTértMitiol; en réglant les résistances ou les ^'aleu^s de -V et do C do manière que Taiguille reste au zéro, on a n n . i i oL par suite,
i:rr=.w.
745. Influence du tenais de charge. — Les recherches in- ^îT^uiousos do itauvn^in .741» sur les condensateurs à plateaux so(>aîvs jv^r un dioKvtriquo solide, par Temploi de TéleclrosoojH^ ;\ \lov hi^r^^s, ont luontiv que :
I La i ha:^^ vi u:î oor.vionsaleur, [>our une différence donflée \!o potontioU av:5::r»o:ito ;noo la durée de communication à la sou:vo o.ar.s r,r. rapivr: ou: jx^ut aller de i à 5, par suite d'un p*,.^:u^:r.ôno a;:i:.:oI o:. .iv-u'^o quelquefois le nom de viscosU^ t\.\\' ,., l a vWAriT':^ V, os; lioîînie que pour un contact très
CAPACITÉS ET DIÉLECTRIQUES. 517
M La décharge instantanée, correspondant à une commutation de très courte durée entre les armatures, est égale a charge instantanée.
de résultat est conforme à l'hypothèse de Maxwell sur le Faut d'homogénéité des diélectriques (174). lien résulterait aussi que l'absorption doit être nulle dans milieu parfaitement homogène. Cette conséquence a été 'ifiée par M. Rowland pour le spath d'Islande, qui paraît ela substance naturelle la plus pure et la plus homogène, s autres cristaux ont donné des résidus plus ou moins imrlants ; l'absorption du quartz serait le neuvième de celle du rre ordinaire (*).
Pour étudier la viscosité électrique, M. Wullner (2) met au I l'une des armatures dun condensateur et l'autre armae en relation avec l'aiguille d'un électromètre. Aussitôt rès la charge, le potentiel atteint d'abord un maximum et issc ensuite très rapidement pendant les premières secon- N puis d'une manière beaucoup plus lente. La loi de dimitien varie d'une substance à l'autre et ne reste pas identi- 0 pour différents échantillons d'un même diélectrique. MM. Porter et Morris (^) ont essayé de mettre en évidence e sorte de retard, ou hystérésis, analogue à celui qu'on serve dans les milieux magnétiques (285). Les deux déïrges d'un condensateur, porté à la même différence de lenliel en montant ou en descendant, ont toujours donné la me impulsion dans un galvanomètre balistique, alors qu'une férence de 0,0001 eut été appréciable.
kl. Bouty (*) a étudié avec beaucoup de soin ces phénones d'absorption dans les condensateurs à mica argenté, and on intercale un condensateur dans le circuit d'une pile ;rande résistance, la différence de potentiel des armatures jmcntc d'abord, à partir de la fermeture du circuit, à cause l'électricité accumulée dans le condensateur, et tend vers î limite constante plus faible que si le circuit était internpu. Le courant continu qui subsiste dans ces conditions
HowLAM) et NicHOLs, Phil. Mag. [5], t. XI, p. 414; INSI. I A. Wullner, Wied. Ann.y t. XXXII, p. 19; 1887. Porter et Morris, Proceed. of Ihe L. R. S., t. LVII, p. i69; 1895. Bouty. Jnurn. de Phys, [2', t. IX, p. 288; 1890 et [3i, t. I, p. 5 et 445; 1892.
ne peut être allribué à la conductibilité du mica, car il ne varie pas d'une manière appréciable quand on augmente de
I à lo la surface des armatures.
Pour rendre compte des observations, la résistivité du mica doit être supérieure à 3,19.10*» ohms ou 3,19.102', cesl-àdire 2.10-^ fois celle du cuivre, qui est égale à i 600.
Il ne semble pas non plus que Tobstacle opposé par le mic^ au passage de Télectricité soit de nature éleclroly tique, car la polarisation devrait dépasser 'ao volts et, en prenant pour capacité de polarisation celle du platine dans Teau acidulée, la quantité d'électricité correspondante serait lo^ fois plus grande que la charge normale du condensateur, tandis qu'elle est comprise entre 0,01 et 0,09. de cette charge.
On peut supposer enfin qu il existe une sorte d'élasticité électrique résiduelle, mais cette explication serait en désaccord avec les expériences de MM. Porter et Morris.
Les résidus de charge et de décharge se déterminent de la manière suivante. Dans un circuit de faible résistance contenant une pile E non polarisable, on intercale en cascade deux condensateurs de capacité C et c, la première variable avec le temps, la seconde supposée sans perte ni résidu. Les armatures de c sont reliées à un électromètre capillaire et réunies d'abord par une dérivation s. On établit le courant; la capacité C se charge seule au potentiel E. Au bout du temps 6, on coupe la dérivation s; à l'époque 0 -h /,1a capacité c a pris une différence de potentiel très petite r, par Taccroissement de charge de C, dont la capacité est devenue C-hâC pendant que la différence de potentiel a variéde 5V=(E — f^)— E = -'^'
II en résulte
rr^B(CV) = VBCH-C3V = EaC-Cf',
Cette quantité (j est Taccroissement normal qu'aurait pri^ la charge du condensateur C dans l'intervalle t.
Pour la décharge, après avoir laissé les deux condensateuï* ' assez longtemps sur le circuit de la pile, on reinplace la pil par un conducteurs' : le condensateur C se décharge en granc^ partie. Au bout du temps 0, on coupe la dérivation s; le ci:^
CAPACITÉS ET DIÉLECTRIQUES. 519
cuit est alors ouvert. A Tépoque 0-h«, la charge résiduelle porte les deux condensateurs au même potentiel v et la charge totale rendue libre est
M. Bouty a trouvé ainsi que : i*" les charges q et q sont égales pour le même intervalle, compris entre les temps 0 et 6-f-/; 2** ces quantités sont proportionnelles à la force électromotrice E de la pile de charge; 3° on peut les représenter par la formule empirique
<y=:Af(/H-e)''' — 6'"].
Le phénomène conserve le même caractère jusqu'à la température de 200**. Au delà, l'égalité des résultats à la charge et à la décharge n'a plus lieu ; le mica paraît éprouver une «Itération superficielle qui le rend conducteur.
146. Pouvoir inducteur spécifique. — On a supposé jusqu'à présent, au moins d'une manière implicite, que les phéno- Diènes électriques étaient mesurés dans l'air, mais l'influence des gaz est si faible (99) que l'on peut pratiquement considérer leur pouvoir inducteur spécifique par rapport au vide ^oinme égal à l'unité. Le pouvoir inducteur spécifique d'un diélectrique sera donc déterminé par le rapport des capacités d un condensateur quand le milieu interposé est alternative- 'ïïent le diélectrique considéré et l'air (83).
La théorie électromagnétique de la lumière conduit à cette conséquence (451) que le pouvoir inducteur spécifique d'un mv- "eu diélectrique doit être égal au carré de son indice de réfraction pour la lumière, mais cette théorie ne s'applique qu'à des phénomènes oscillatoires dont la période est comparable ^ celle des vibrations lumineuses. On ne peut donc rien conclure, à ce point de vue, des résultats pratiques obtenus dans '^ plupart des cas. Nous avons vu, au contraire, que les expériences de M. Blondlot (452) sur le phénomène de Hertz con- 'lï'nîenl la théorie de Maxwell.
Cavendish (*) avait trouvé déjà que la capacité d'un carreau
V ) Caveîïdish, Electrical Researches^ publiées par Maxwell, p. 183.
.V20 mp:mlirks Électriques.
de Franklin, comparée h celle d'un système de deux spbérw concenLriques séparées par de l'air, est toujours plus grande que si le verre était remplacé par une couche d'air. Ces expépérieuces conduisaient à des pouvoirs inducteurs spécifiques très élevés, de 3 h lo, à cause de l'influence du temps el des phénomènes d'absorption.
Dans une première série de recherches, par le partage des charges (740) entre deux condensateurs sphériques de niâmes dimensions, l'un h couche d'air et l'autre à diélcctriqur solide total ou partiel. Faraday (') a trouve les valeurs suivantes pour les pouvoirs inducteurs :
Spermaceti.
Verre ....
(jomme laque.
Soufre
Par la comparaison des charges (741) de condensateurs S plateaux, Gaugain a démontré que la valeur appai-enle du pouvoir inducteur spécifique croit avec la durée de la charge. Les variations sont très inégales pour les difTérents corps, et l'ordre même des pouvoirs inducteurs peut être modifié ; nous citerons quelques exemples :
Chni^c d'une fraction de acconite.
Acide stéariqiie. , . i,3o
Cirp - . i,3o
Soufre foiulii. . . . i.Jr
Charge de deux :
Soufre
.\cidr stcarique
Des traces de matières étrangères, telles qu'une couche de poussière ou d'humidité, rendent la surface des corps plus conductrice et ont pour elTel d'augmenter la valeur appareole du pouvoir inducteur spécilique. L'altération spontanée delà surface produit le même résultat.
Afin d'éviter ces causes d'erreur, au moins en grande partie, W. Wullner (745) emploie des charges aussi faibles que possible, en observant la valeur initiale du potentiel sur l'arma' ture isolée. Les nombres relatifs k une même lame restent ki peu près constants, mais difTèrent pour des substances en a] pnronce identiques.
lUAV. Eiptr. Rettarchti. M.'ric XI. ; Il
'r2-i MKSCHES ÉLECTRtQURS.
est clair que si on rapproche B, l'influence sera augmentée de ce côté, la feuille h rleviendra positive, la feuille a négative, et on constatera une attraction.
Remettant les plateaux en place, on intercale entre C elU une plaque diélectrique d'épaisseur e; si la distance des plateaux est très petite par rapport à leurs dimensions, la lamr introduite équivaut (91) à «ne couche d'air K fois moindre. Les feuilles d'or sont électrisées comme si on avait rapproché l'armature B, elles s'attirent et on détermine la quantité r
dont il faut alors éloigner l'armntureB pour rélablirré(|iiilil"* primitif; on a alors
Cette disposition présente l'inconvénient que le défaul A^ quilibre. de quelque côté qu'il ait lieu, produit toujours une attraction des feuilles d'or. Si on relie les plateaux A et B aus quadrants d'un électromètre dont l'aiguille communique avec le plateau C, il n'est plus nécessaire de relier d'abord ces plateaux avec le sol: l'aiguille reste au zéro si l'inlluenee es'* la même de part et d'autre et. quel que soit le signe de 1'*"^ lectrisation, le sens de la déviation indique le côté vers lequel a lieu le maximum d'influence.
AQn d'éliminer l'influence des corps extérieurs sur lei plateaux A et B de Faraday et de réaliser, autant que pos*
<:apacité« et diélectuiqces. 523
sible, le cas de surfaces parallèles indéfinies, lord Kelvin el Maxwell ont donné l'idée générale d'une balance dont les indications sont plus correctes. Les plateaux A et 6, qui communiquent avec les quadrants d'un électromètre E (fig. aaô), s9Dt placés dans les intervalles de trois plateaux C, A| et B, de dimensions plus grandes ; les plateaux extérieurs A, et 6, sont réunis entre eux et le plateau intermédiaire communique avec l'aiguille de l'électromètre (<).
Une fois l'équilibre établi, l'aiguiile doit rester immobile, quelle que soit la difTérence de potentiel établie entre les conducteurs C et A,Bi< si le système est entièrement symétrique.
FiR. -1.6.
•- un des plateaux extrêmes A, est muni d'une vis de rappel M ^ui permet de le déplacer parallèlement à lui-même, jusqu'à <^€ que la condition soit réalisée.
On introduit entre A, et A une plaqué diélectrique D d'épaisseur e, et on mesure avec la vis micrométrique M le déplacement e' du plateau Ai nécessaire pour rétablir l'équilibre, ce qui donne le pouvoir inducteur spécifique.
Comme ce pouvoir inducteur est une fonction du temps de charge, on met les conducteurs C et A,Bi en communication avec les pôles d'une bobine d'induction dont le courant inducteur est interrompu par une lame vibrante ou par un appareil électromagnétique à rotation qui peut donner jusqu'à 12 ooo interruptions par seconde.
- Trailé exp. dÉlec
HiRES EI.EnTBIOVE;
M. Gordon a constaté que pour les verres, en particulier, la manière dont on nettoie les surfaces joue un rdle important et que leur altération spontanée se manifeste par un accroissement nolablc du pouvoir inducteur.
Pour le mica, M. Bouty place en cascade sur le circuil d'une pile E un condensateur de faible capacité C avec un micnifarad F. Lecournnt étant fermé pendant un temps très coiirti. le microfarad prend une difîérence de potentiel f et le condensateur E—i-, ce qui donne C(E—f) =Fc. On endéduillp pouvoir inducteur par surface et l'épaisseur du mica.
Ces expériences d'équilibre éieclrostalique conduisent presque toujours à des valeurs de beaucoup supérieures aux carrés des indices de réfraction.
M. Pellat ('} utilise le changement qu'éprouve l'allraclion des plateaux par l'introduction du diélectrique.
Deux électromètres absolus sont di.sposés l'un au-dessti» de l'autre, en sens inverse, les plaques mobiles a et a' étant portées par un fléau de balance; on équilibre le système de manière que ces plaques occupent chacune leur posîtioD normale dans le plan des anneaux de garde. Le plateau attractif B' de l'électromètre inférieur est lixe et h une distance constante (/' de sa plaque mobile. Le plateau supérieur B peut être déplacé par une vis micrométrique.
Les plaques a et à, avec les anneaux de garde, sonirelièes au sol ; les plateaux attractifs B et B sont aussi reliés enlr'euï et peuvent être électrisés au même potentiel. L'action exercée sur chacune des plaques est proportionnelle à leur surface tl' au carré du champ.
Ouand on électrise l'appareil, on ramène les plaques dsns leur position primitive par l'ajustement de la dislance d de l'électromètre supérieur. Si alors on introduit entre les armatures une lame diélectrique d'épaisseur e, l'équilibre n'exista plus; on le rétablit en éloignant le plateau B d'une quantil^l
e =e — jt; c'est une variante de l'expérience qui précède. '
On peut ici éliminer l'inlluence du temps et de l'éleclriciléi libre qui pourrait se trouver sur le diélectrique en donnant afll
r, Jonrn. de Phyt. [3],
CAPACITES i:t diélectiuques. 525
enliel des valeurs égales et contraires ; il suffît, pour cela,
relier les armatures au fil induit d'une bobine dont le fil
naire est parcouru par un courant alternatif.