CHAPITRE SEPTIEME
RAPPORT DES UNITES
' 767. Nature du problème. — Nous pouvons maintenant lescr en revue les mélliodes employées pour d^'lerminer le pport V (les unités d'électricité en mesures électromagné- Ujues et en mesures électrostatiques (419). Ce rapport est de Dfime nature qu'une vitesse; sa valeur absolue est indépennle du choix des unités fondamentales de longueur, de asse et de temps. La détermination expérimentale de cette instante se ramené donc à la mesure d'une longueur et d'un Ifemps; en particulier, on pourra l'exprimer par la résistance Mec Iromagné tique d'un circuit conducteur, laquelle a aussi tes mêmes dimensions.
11 est évident d'ailleurs, par la suite d'égalités
|u'il existe en principe autant de méthodes, pour déterminer la constante v, que dequantités susceptibles d'être mesurées à fois dans les deux systèmes d'unités.
On peut réduire ces méthodes h trois principales, corres- |)Ondant aux seules quantités dont la mesure directe en unités tiectrosta tiques soit réellement abordable, c'est-à-dire une charge électrique, une différence de potentiel ou une capacité. Toutefois, il faut ajouter qu'une pareille division est encore un peu arbitraire, car les expériences ne sont pas aussi nettement distinctes et elles aboutissent souvent aux mêmes déterminations Anales.
^lESURES tLECTRIQUES .
168. Mesure des quantités d'électricité. — Les premières recherches sont dues à Weber et Kohirauscti (') ; nous les décrirons avec détail à cause de leur importance historiqut.-.
Après avoir chargé une bouteille de Leyde dontl'arnialure extérieure estau sol, on touche le bouton avec une sphère conductrice isolée de rayon H, qu'on enlève ensuite pour senir aux mesures électrostatiques, et on décharge par un galvaiionièlre balistique l'électricité qui reste sur la bouteille.
11 faut d'abord déterminer, par une expérience préalable, le partage des charges au moment du contact, ou le rapport de la capacité C de la bouteille à la capacité G' de la sphère dans les conditions où elle est placée. Si Vo est le potentiel primilif de la bouteille seule et V, le potentiel commun du systèraeaa moment du contact, la capacité propre de la bouteille n'étant pas modiliée d'une manière sensible par le voisinage de 11 sphère, on a ainsi, pour la même charge totale,
(:v.=(c+C)v„ ^ = ïî-,.
Les potentiels de la bouteille avant et après le contact peuvent être déterminés par un électromètre, en tenant compte au besoin de la capacité de l'instrument. On doit remarquer toutefois que le second potentiel est inférieur â V,, si on l« mesure après avoir enlevé la sphère qui a une certaine chai^; c'est là une cause d'erreur dont il serait nécessaire de tenir compte et que l'on peut d'abord négliger,
Comme la chute de potentiel Vo — V, est très faible, on rend les mesures plus faciles en multipliant les contacts. La sphère étant ramenée à l'état neutre, on répète l'opération unceriaia nombre de fois. Si V,, V», ..., Vn sont les potentiels delà buuteille après i, a, .... n contacts avec la sphère, il en résulte
(<} Webbr et KoHUiAi'scu , Éleelroily i. Wu».. t. V, p. SIP; IBM.
- Abh. der K. S. Goel. Jw