RENTREE
2° Si les points P et N sont réunis par deux résistances r
Fig. 222.
et r (fig. 222), dont la première renferme une force électromotrice E,, la résistance du réseau est
Tor PEL
RE
Pour que le courant de la branche r' soit nul dans les deux expériences, il faut que la résistance compensatrice R, soit nulle; on a alors simplement
() M. BricLouiN, Ann. de l'Éc. norm. sup. [2], t. X, p. 9: 1881.
CAPACITÉS ET DIÉLECTRIQUES. 519
Au lieu de ramener les courants à la même valeur, on peut déterminer l'intensité 1, du courant primitif et les intensités et à du courant dans les deux branches pendant le jeu du commutateur ; 1l en résulte
Es=lo(r +7), DIT EE;
Dans les conducteurs r° et r, les courants de décharge l et I — sont définis par la relation rl =7r(I1— 1), les courants moyens étant 1, —[' et :=1,+1—T", ce qui donne
; # Ro à tj R> (| == ] À TES Ïo — DT
Le rapport des résistances R, et R peut ainsi être déterminé, soit par les courants successifs I, et z ou I, et x”, soit par les courants simultanés # et .
Un galvanomètre à deux cadres rectangulaires (670), intercalé sur les branches r et r', donnerait directement le rapport des courants t et ’ et, par suite,
R is SE UU R: Al rc ir
La valeur de R serait encore déterminée par le rapport du courant I de décharge, soit au courant primitif [,, soit à l’un des courants z et z’. Si on introduit, par exemple, un galvanomètre différentiel sur la branche 7’ et sur la communication d'un des points P ou N avec le condensateur, on peut choisir la résistance r' de façon que l'aiguille reste au zéro. Lorsque le galvanomètre est réglé, la condition [—2 donne R—7r +R:.
3° Supposons que la capacité à décharges soit intercalée entre deux points P et N sur l’une des branches 4 du parallélogramme de Wheatstone (fig. 23).
Électr. et Magn. — v. 33
[an |
Les résistances à, a’ et db’ étant réglées de façon que le courant soit nul dans le pont pendant les décharges alternantes
du condensateur, on remplace ensuite la capacité par une résistance R, qui satisfasse à la relation d’équilibreR, « — V'a des courants permanents et l’on aura 22 C(R;+R:)= 1.
Quant à la résistance R, du réseau entre les points B et C, elle a pour valeur (673), en désignant ici par R, celle du conducteur qui renferme la pile Es,
Ru a(a+R;)(r+b)+aRi(r L0)+rb'(a+R; de a (a ER; Er tb) (Rire Pr)
Cetle méthode, indiquée par Maxwell (!), a été appliquée par M. J.-J. Thomson avec une modification qui permet l'emploi d’une lame vibrante (?).
Une des armatures du condensateur est reliée avec le sommet C du pont et l’autre avec une lame L qui oscille entre les contacts P et N (fig. 224). Le condensateur se décharge sur lui-même et sa charge seule intervient dans le courant général. Pour x oscillations complètes par seconde, l'intensité moyenne du courant de charge est 2 CE et, si l'équilibre du pont est réalisé dans les deux expériences, on a #2 C(R; +R) = 1.
La lame L était mise en mouvement par un trembleur électrique et les contacts établis sur des surfaces platinées ; le nombre des vibrations était donné par la hauteur du son. Les valeurs obtenues pour la capacité sont restées très con-
(1) Ci. Maxwez, Élect. and Magn., t. Il, p. 375. (2) J.-J. Taousox, Phil. Trans. L. R. S.; 1883, p. 707.
CAPACITÉS ET DIÉLECTRIQUES. 519
cordantes à moins de 0,002 quand on a fait varier le nombre des oscillations de 16 à 128 par seconde et modifié dans de erandes limites la durée relative des contacts. Le phénomène
est donc bien défini et le condensateur avait le temps de prendre à chaque contact la charge dite instantanée.
L'expression de R: peut se simplifier si on choisit convenablement les différentes résistances (!). En écrivant cette expression sous la forme
Re ar(a +R5+0)+Ror(a +b)+bla(a +R;)+a Rs]
vai (a+ r)(a+Ro+b)+a(Ro+ 0) on voit que, si les résistances R, et «’ sont petites par rapport ‘à b'et r, il reste sensiblement
R: — (a es Ro) RUES 144. Comparaison avec les coefficients d'induction. — On
obtient des effets de même nature par les décharges induites.
La charge que prend une capacité C, mise en relation avec
les extrémités d'une résistance R traversée par le courant
permanent [, est g9—=CRI; lancée ensuite dans un galvano-
mètre balistique, elle donne
ns)
1 TONER
LR He
(1) R. T. GLazeBrook, Phil, Mag. [5], t. XVIII, p. 98; 1884. Dans ces expériences, les résistances étant évaluées en ohms, on avait a'= 10, Rj=5 à 6, a = 240 à 1800, b'= 1000, r = 11000.
Soit M le coefficient d'induction mutuelle du circuit considéré et d’un circuit voisin de résistance R’. Lorsqu'on établit ou que l'on supprime le courant principal I, la décharge induite g' est définie par la relation