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CHAPITRE DEUXIÈME

615. Différentes méthodes. — On peut évaluer l'intensité d'un courant, soit par une mesure directe du débit (612) sous forme d’étincelles successives, soit par l’un quelconque des effets physiques qui l’accompagnent, tels que la chaleur dégagée sur un conducteur en vertu de la loi de Joule, l’échauffement local d'une soudure, les actions chimiques, etc.; mais on utilise surtout les propriétés électromagnétiques des courants, qui donnent des méthodes d'observalion plus rapides et susceptibles d'une grande précision (362).

L'idée du galvanomètre est due à Ampère (!'). Le courant I traverse une bobine, ou cadre multiplicateur (?), et produit en un point un champ magnétique GI, le facteur G étant la constante galvanométrique du cadre en ce point. À

Une aiguille aimantée infiniment petite de moment magnétique M, dont l'axe fait l'angle $ avec la direction du champ GI, serait soumise au couple MGT sin£. |

Si l'aiguille, au lieu d’être entièrement libre, est astreinte à tourner autour d'un axe, vertical par exemple, le couple de rotation s’obtiendra en remplaçant les quantités M et G par leurs composantes perpendiculaires à cet axe.

Lorsque l'aiguille a des dimensions finies, le champ du courant n’est pas le même dans tout l'espace qu'elle occupe. Le facteur G représente alors une valeur moyenne qui dépend en même temps de la longueur de l'aiguille, de la distribution

(1) Anrère, Ann. de Ch. et de Phys. [2], t. XV, p. 59; 1820. (2) ScuweIGGER, Allgemeine Lilleraturzeilung, n° 296 ; nov. 1820,

du magnétisme et de l'angle 6; on peut le représenter par Go(1+ y), Go désignant la constante relative au centre de l'aiguille et y un terme de correction.

Pour déterminer le champ GI du courant ou comparer les champs GI et Gl' de deux courants différents, c'est-à-dire Îles intensités I et |’, on peut d'abord, comme l'ont fait Biot et Savart (315), observer les oscillations de l'aiguille. En désignant par K son moment d'inertie, la durée + des oscillations simples infiniment petites dans un champ F et le nombre N d'oscillations pendant le temps ? sont

a ee MF dore Zu) a = . L LT Ve F N re T- K

C'estune des méthodes employées pour déterminer la composante H du champ terrestre ; on y reviendra plus loin.

Dans le cas actuel, le cadre étant disposé de manière que le champ GI du courant soit parallèle à H, on soumet l'aiguille successivement aux champs H et et H + GT; les nombres correspondants x et N d'oscillations pendant le même temps donnent la relation

REA GONE MAN ere I HT He UT MSNM

Deux courants I et l’ sont ainsi dans le rapport des quantités N?— x? et N?— 7°. Toutefois l’aimantation induite sur l'aiguille intervient dans le phénomène et on ne peut admettre en toute rigueur que, pour des champs très inégaux, la valeur effective du moment magnétique reste invariable.

Dans les galvanomètres proprement dits, l'aiguille est soumise à un champ extérieur H et le cadre est dirigé de manière que le champ GT soit incliné sur le premier; l'aiguille prend une direction telle que les couples produits par le courant et le champ extérieur soient égaux et de signes contraires.

51 les deux champs sont rectangulaires et sensiblement uniformes dans l'espace occupé par l'aiguille, la déviation à due au courant donne

Év HM sin à — GIM cos à, IR G tangè.

Dans le cas général, l'aiguille est trop longue pour que le champ GI puisse être considéré comme uniforme et le champ extérieur est produit ou modifié par des aimants.

Si l'on désigne par H et G les valeurs relatives au milieu de l'aiguille, l'expression du courant peut s’écrire

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