‹ Leçons sur l'électricité professées à l'Institut électrotechnique Montefiore annexé à l'Université de LiégeChapitre 16 sur 99 · TYPES DE CANALISATIONS A TIRAGE DES CABLES. IO · texte numérisé non relu

TYPES DE CANALISATIONS A TIRAGE DES CABLES. IO

On s'est servi également, au lieu de conduites métalliques, de blocs d'asphalte soudés les uns aux autres et percés d^une série de canaux longitudinaux dans lesquels on tire les câbles. Le systèmes Dorsett, employé aux États-Unis, et le système Callender- Weber, en usage en Angleterre, sont fondés sur ce principe. On a en6n essayé les conduites de bois créosote. Mais le premier système est le plus en usage. Autant que possible, il convient de réserver un tuyau par paire de câbles. La section des tuyaux doit être égale à six fois celle des câbles à tirer.

Le faisceau de tubes dont nous venons de parler est interrompu, à des intervalles variant de 60 m à 100 m, par des trous d'homme par lesquels se font le tirage des câbles et leurs raccordements.

Ces puits, dont la fig. 317 montre un spécimen, ont des dimensions variables avec le nombre des câbles, mais toujours suffisantes pour qu'un homme puisse s'y mouvoir à l'aise. Les parois sont en maçonnerie cimentée pour éviter l'infiltration de l'eau et du gaz. L'orifice du puits est rétréci et possède une double fermeture en fonte afin d'empêcher l'accès des eaux de la chaussée. La fig. 317 montre une série de tubes débouchant dans le trou d'homme, ainsi qu'un branchement vers un réverbère pourvu d'une lampe à arc.

534. — Câbles. — Les câbles tirés dans les conduites comprennent une corde flexible en fils de cuivre garnie de couches isolantes et, dans le cas où le diélectrique n'est pas imperméable, couverte d^une enveloppe de plomb destinée à éviter que l'humidité et les liquides corrosifs n'aient accès au conducteur. Le plomb peut être altéré lorsqu'il est^ soumis à l'action intermittente des infiltrations d'égout ou lorsqu'il est en contact avec des matières créosoiées. Dans ces conditions, il se transforme en carbonate et s'effrite. On rend le plomb moins altérable en y alliant 3 pour 100 d'étain, ce qui a l'avantage de communiquer une certaine élasticité aux tuyaux et de les empêcher de se gercer pendant les pliages. Parfois aussi on revêt les tuyaux d'un guipage de coton goudronné ou bitumé.

La gaine isolante présente des compositions variables. Les meilleures, aux points de vue de Tisolemcnt et de la durée, sont celles qui utilisent le caoutchouc. Autour de la corde de cuivre, on enroule un guipage de coton qui sert de matelas et empêche le métal de percer son enveloppe pendant les pliages, puis viennent

des couches successives de caoutchouc naturel, de caoutchouc vulcanisé et de ruban caoutchoucté enroulé en hélice.

Par suite du prix élevé du caoutchouc, on y substitue fréquemment des enveloppes de chanvre, de coton ou de jute imprégnées à chaud de paraffine ou de résine. Dans ce cas, on donne à Tisolant 5 ou 6 mm d'épaisseur pour résister à la tension de 3 ooo volts et Ton doit avoir soin d'employer des gaines de plomb protégeant efficacement l'enveloppe intérieure contre Thumidité.

535. — Tirage des câbles. Joints. — Avant d introduire les cables dans les tuyaux posés comme on Ta vu au § 533, on doit amener au préalable dans la ligne des tuyaux une corde solide destinée à effectuer le tirage. Dans ce but, de Tun des trous d'homme on pousse dans la conduite un ruban d'acier qu'on déroule d'une bobine amenée prés du puits. L'extrémité du ruban est garnie d'une boule afin d'éviter les arrêts aux joints des tuyaux. Lorsque le ruban a atteint le trou d'homme voisin, on y attache la corde et on amène celui-ci dans les tuyaux en retirant le ruban. On fixe ensuite à l'extrémité de la corde un des bouts du câble à poser. Deux ou trois hommes tirent la corde par l'autre extrémité, de manière à introduire le câble dans la conduite. Quand plusieurs câbles doivent être posés dans un tuyau, il convient de les tirer simultanément, car si Ton amène un câble à côté d'autres déjà placés , le frottement des câbles entreux occasionne souvent des détériorations aux gaines protectrices. Lorsqu'on introduit un faisceau de câbles, le frottement contre le tuyau est trop considérable pour que le tirage puisse se faire à la main. On dresse verticalement dans le trou d'homme un gros tambour en bois autour duquel la corde de traction fait quelques tours. L'axe en fer du tambour pivote dans une crapaudine placée au fond du puits et se prolonge en dehors du trou d'homme. Deux hommes tournent ce prolongement à l'aide d'un manège, tandis qu'un ouvrier maintient la corde contre le tambour de manière que l'adhérence soit suffisante pour éviter le glissement de la corde. Il convient de poser des bouts de câble aussi longs que possible sans joint Dans ce but, le rouleau de câble est tiré tout entier à travers la première section à partir d'un trou d'homme et étendu sur le sol au fur et à mesure qu'il sort du trou d'homme suivant. La partie de câble ainsi développée est tirée

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