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575. — Projet d'un moteur électrique. — Le projet d'un moteur électrique se ramène aisément à celui d'une dynamo. Il y a cependant quelques particularités qui tiennent au mode d'emploi des moteurs. Alors que, dans les dynamos, le poids n'entre en ligne de compte qu'au point de vue du prix, la légèreté est souvent une condition imposée dans les moteurs, ce qui conduit à employer du fer ou de l'acier doux dans la fabrication des inducteurs. Lorsqu'on est dans la nécessité de loger les moteurs dans des espaces restreints, tels que l'intervalle compris entre le sol et la caisse d'une voiture de tramway, on est souvent obligé de donner aux électromoieurs la plus grande compacité possible.
L'induit constituant la partie la plus coûteuse des machines, on cherche , en général , à l'alléger en réduisant ses dimensions. Cependant, comme le rendement d'un moteur est proportionnel à la force contre-électromotrice qu'il développe et, par suite, à la vitesse linéaire des fils, il ne faut pas trop réduire le diamètre de l'induit, sinon on est obligé d'accroître outre mesure la vitesse
CONSTRUCTION DES ÉLECTROMOTEURS A COURANT CONTINU. l6l
angulaire, ce qui nécessite des transmissions multiples pour revenir aux vitesses normales des appareils activés par le moteur.
Les arbres d'atelier tournant ordinairement à des vitesses comprises entre 200 et 3oo tours par minute, on cherche à ne pas dépasser aux moteurs la vitesse de i 000 tours qui permet d'attaquer ces arbres par une seule courroie. Lorsqu'on fait usage de moteurs multipolaires à induits de grandes dimensions, il est possible de commander directement les arbres ou les outils. Mais les moteurs multipolaires de faible puissance sont plus coûteux que les moteurs bipolaires, ce qui limite Temploi des premiers.
Les conditions initiales d'un projet de moteur sont : la puissance normale et la puissance maxima à développer par l'appareil , la vitesse de régime de l'induit et celle des arbres de transmission.
Il faut indiquer si le moteur est à marche continue ou à marche intermittente, afin de permettre la détermination des limites de courant tolérables pour éviter un échauffement excessif.
Connaissant la puissance en v^ratts P à fournir sur l'arbre moteur, on déduit, par la comparaison avec les moteurs existants » la perte;? représentant les frottements mécaniques et magnétiques, ainsi que les courants parasites dans l'armature. En appelant e la force contre-électromotrice et i l'intensité du courant, on a
ei = P + f .
La valeur de e découle de la tension de la distribution alimentant le moteur. Par suite, l'intensité du courant est donnée par
Le problème est donc ramené à lYiude d'une dynamo capable de développer une force électromoirice e et un courant / sous une vitesse déterminée.
Dans certains cas, il est important que le moteur puisse produire un effort considérable au moment du démarrage. Soit 1 le courant maximum que la machine est capable de supporter pendant quelques instants ; le couple initial maximum est
l62 ÉLECTROMOTEl'RS.
On aura égard à la valeur de I dans la détermination du diamètre du fil de l'armature.