‹ Leçons sur l'électricité professées à l'Institut électrotechnique Montefiore annexé à l'Université de LiégeChapitre 67 sur 99 · PI · texte numérisé non relu

PI

Fig. 487.

Système d'éclairage : i lampe à arc Pieper [sans globe laiteux).

Intensité du courant 7,67 ampères. •* B'orce électromotrice 39,8 volts. — Puissance électrique

905 watts. — Élévation de la lampe 4,2 m. — Élévation du photomètre 1 m.

La comparaison des répartitions lumineuses avec et sans globe conduit, comme Ton peut en juger par Texamen des fig. 487 et 488, à un contraste intéressant. Sans globe (n® 3), l'espace central est le moins éclairé (10 bougies à i m), et Téclairement augmente vers les parois de la salle (où il atteint 25 à 3o bougies à i m); avec globe (n**4), au contraire, c'est la partie centrale qui reçoit le plus de lumière { 3o bougies à i m ) , et Téclairement va en diminuant vers les murs. Cette comparaison amène à penser qu'en modifiant les qualités dispersives du globe Ton pourrait s'approcher de la répartition pratiquement uniforme.

ÉCLAIRAGE ÉLFXTRIQUE.

Les expériences que nous venons de relater constituent des jalons conduisant vers la solution du problème suivant : Etant donné un local à éclairer, déterminer le genre de foyers lumineux à employer et leur intensité. Ce .problème peut difficilement

Fig. 488.

Système d'éclairage : i lampe à arc Pieper (avec globe en verre laiteux).

Intensité du courant 7,74 ampèi^es. -> Force électromotrice 39,8 volts. — Puissance électrique

308 watts. — Élévation de la lampe 4,2 m. — Élévation du photomètre 1 m.

recevoir une solution théorique, mais , en accumulant les résultats d'expériences , on procurera au praticien un guide sûr pour la résolution de toutes les questions d'éclairage.

735. — Lampes à incandescence. — On mesure l'intensité horizontale moyenne d'une lampe à incandescence en faisant la

moyenne des lectures horizontales obtenues dans des azimuts différant de 22^5 ou de 450. La fig. 489 montre la répartition de la lumière fournie dans le plan horizontal par une lampe Siemens essayée à l'Exposition d'Anvers en i885 (*). Pour cette lampe, dont le filament a une section rectangulaire et une forme en fer à cheval, l'intensité est maxima dans un^direction à 45 degrés avec le plan du filamânt. La décroissance observée dans ce plan

*■•»■•• '.■'.là

Fig 489.

Fig. 490.

tient à ce que Tun des brins intercepte la lumière émise par Tautre et porte une ombre très distincte sur une surface éclairée par la lampe et voisine de celle-ci.

Dans les plans verticaux , il y a des différences beaucoup plus marquées. Ainsi, la fig. 490 représente, pour la lampe Siemens ci-dessus , les courbes des intensités relatives et montre la distri-

(*) Comptes rendus des essais électriques effectués à VExposition d'Anvers, Vaillant-Carmanne, 1886.

bution de la lumière dans les diverses zones , § 732 , du plan du filament.

L'expérience montre qu'en général les courbes figurant la répartition de la lumière suivant les diverses sections horizontales faites dans la sphère unité , § 732 , sont semblables entr'elles et, par suite, semblables à la courbe obtenue dans le plan horizontal passant par le centre de la sphère. Il suffit donc de déterminer la variation lumineuse dans un plan vertical et dans un plan horizontal passant par le centre de la lampe pour calculer l'intensité moyenne sphérique de celle-ci.

/ Exprimons parc le rapport entre l'intensité horizontale moyenne et l'intensité horizontale mesurée dans le plan du filament, et par d le rapport entre l'intensité moyenne sphérique et l'intensité horizontale moyenne. Voici les valeurs de ces deux constantes pour quelques lampes :

Page 1