‹ Leçons sur l'électricité professées à l'Institut électrotechnique Montefiore annexé à l'Université de LiégeChapitre 69 sur 99 · MOYENNE SPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

MOYENNE SPHÉRIQUE

0,595 0,576 0,562 0,542 0,5lO 0,446

La qualité du charbon a une influence considérable sur le rendement lumineux. On trouve dans le commerce des charbons dits à haut voltage qui demandent 45 à 46 volts au foyer et des charbons à faible voltage qui se contentent de 38 à 40 volts. Les premiers sont les plus employés. Selon leur grosseur, ils admettent des courants de 20 à 6 ampères, en produisant des arcs de 4,5 à 2,5 mm d'écartement , sans que la tension aux bornes varie sensiblement. M. Marks a trouvé qu^à égalité de puissance lumineuse les charbons durs employés aux Etats-Unis avec les lampes à très faibles tensions , 3o à 35 volts, absorbent environ 40 pour 100 de puissance en plus que les charbons tendres admis avec les tensions élevées.

On conclut de ce qui précède, que les résultats déduits des essais usuels effectués sur les lampes à arc servent surtout à apprécier les charbons employés dans ces lampes et qu'il convient de noter soigneusement la qualité des crayons utilisés.

L'épreuve du système de régulateur devrait porter, non sur le rendement lumineux, mais sur la constance du foyer supposé relié à une source d'électricité invariable.

Les arcs alimentés par des courants alternatifs émettent des radiations lumineuses distribuées de la même manière au-dessus de l'horizon qu'au-dessous. Par suite, ces foyers ne sont pas aussi favorables que les foyers à courant continu à l'éclairage du sol, et l'on est obligé de les munir de grands réflecteurs, destinés à renvoyer leur lumière vers le bas, ainsi que de les disposer sur des mâts moins élevés que ceux qui supportent les lampes à courant

continu. Avec les courants alternatifs, on estime que Tintensité moyenne sphérique est égale aux 0,9 de Tintensité horizontale.

Malgré les variations des courants alternatifs, Téclairement produit par ceslampes paraît constant. Les changements d'éclat du foyer ne se décèlent que par Téclairage d'objets se mouvant rapidement , lesquels produisent sur la rétine une série d'images discontinue.

Nous avons déjà fait allusion à cette circonstance que les arcs alternatifs, grâce à leurs propriétés et à l'emploi des bobines à réaction, n'exigent pas une différence de potentiel aussi élevée que les arcs à courant continu ; les premiers ne demandent que 32 à 35 volts entre les charbons , tandis que les seconds en exigent 43 à 44 pour la même puissance lumineuse. Il en résulte que, dans une distribution à iio volts, on peut disposer trois lampes à courants alternatifs en série , tandis que le nombre de lampes à courant continu ne peut être supérieur à deux.

Les globes opalins ou dépolis, dont on munit les lampes à arcs, modifient la répartition des rayons dans une mesure variable avec le pouvoir dispersif de ces globes.

La Commission instituée par la ville de Francfort pour l'examen des appareils des deux systèmes a reconnu, à la suite d'expériences faites en se plaçant dans les conditions de la pratique, qu'à dépense d'énergie égale , résistances additionnelles comprises , les arcs à courant continu enfermés dans des globes présentent une supériorité de 20 pour 100 sur les arcs à courants alternatifs, au point de vue de l'éclairage intérieur des espaces clos.

La supériorité s'élève à 25 pour 100 dans le cas des espaces découverts, sans parois réfléchissantes. La consommation de crayons des lampes à courants alternatifs est de 20 pour 100 plus grande que celle des lampes à courant continu.

737* — Comparaison des rendements optiques de diverses sources lumineuses. Méthodes de Tyndall et de Thomsen. —

Indépendamment des méthodes photométriques que nous avons énumérées et qui permettent de déterminer les valeurs comparatives des sensations produites par les foyers lumineux sur la rétine, il existe des méthodes se prêtant à des mesures objectives intéressantes. Telle est la suivante due à Tyndall.

Supposons qu'une lampe à incandescence soit enfermée dans un calorimètre en cuivre à doubles parois, Tintervalle entre les deux enveloppes étant parcouru par un courant d'eau dont on mesure la température àTentrée et à la soi lie, § 246. On parviendra à mesurer de cette manière la chaleur dégagée par la lampe en Tunité de temps, c'est à dire la puissance totale )p des radiations qu'elle émet.

Si l'on remplace le calorimètre en cuivre par un calorimètre formé de glaces polies, entre lesquelles circule également un courant d'eau , les radiations lumineuses traverseront pour la plus grande partie les parois, et la chaleur emportée par l'eau ne représentera que la puissance w' des radiations obscures.

Le rendement optique de la lampe pourra être défini par le

rapport .

Cette méthode donne les résultats suivants :

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