PRIMAIRE
Nombres de spires 675 35
Résistances en ohms 21,8 0,04
Volts efficaces aux bornes 1 000 5o
Le volume du noyau, formé de tôles de fer de 1/2 mm. d'épaisseur, est de 2 o5o cm', La section et la longueur moyennes du circuit magnétique sont respectivement 63,3 cm' et 3o,8 cm.
Ce transformateur a été essayé successivement sous quatre régimes distincts : à circuit secondaire ouvert, puis avec une, cinq et dix lampes dans ce circuit.
La résistance des lampes à chaud avait été déterminée par des expériences préalables, à Taide de remploi combiné de Télectromètre et de Télectrodynamomètre, § 232.
Au lieu de déterminer les valeurs efficaces des différences de potentiel et des courants, MM. Ryan et Merritt ont relevé , par un procédé analogue à celui de M. Joubert, § 436, les valeurs de la tension et du courant à divers instants de leurs phases.
Les expériences ont porté sur la différence de potentiel et le courant primaires , ainsi que sur la différence de potentiel secondaire.
Soit, par exemple, à déterminer des valeurs successives de la différence de potentiel primaire. L'une des bornes primaires est reliée à Tune des armatures d'un condensateur; l'autre borne communique avec une lame de couteau portée par un manchon en ébonite fixé sur l'arbre de la dynamo alternative qui alimente le transformateur. La seconde armature du condensateur est en relation avec un ressort d^acier fixe qui peut venir en contact avec la lamre à un moment précis et déterminé d'avance de la période de l'alternateur. Dans ce but, le ressort est assujetti sur un bras pivotant autour d'un cadran gradué. Pour éviter que le ressort ne se brise à la section d'encastrement par suite des chocs du couteau, on le garnit près de cette section d'un bourrelet en caoutchquc.
Le condensateur se charge à la différence de potentiel des bornes primaires à l'instant considéré. La tension des armatures est déterminée par un électromètre. En modifiant la position du ressort appuyé sur ce commutateur à contacts intermittents, de manière à réaliser des calages séparés par des écartements angulaires correspondant à des fractions de la période, on parvient à relever un nombre d'indications suffisant pour tracer par points la courbe de la différence des potentiels pendant une période complète de la machine.
On procède de même pour la différence de potentiel secondaire.
Afin d'obtenir les valeurs correspondantes du courant primaire, on introduit à la suite de la bobine inductrice une résistance connue sans self-induction. On relie les extrémités de cette résistance au condensateur d'une part et au couteau mobile d'autre part.
i TRANSFORMATEURS.
Les différences de poienticl, relevées dans les diverses positions du ressort, sont proportionnelles aux valeurs successives de l'intensité du courant primaire, puisqu'il n'y a pas de retard de phase dans la résistance non-induclive.
Cela compris, pour obtenir les valeurs simultanées des différences de potentiel primaire et secondaire et du courant primaire correspondant à une position donnée du ressort de contact, il suffit d'observer l'éleciromètre en reliant au couteau mobile et au condensateur successivement les bornes primaires, les bornes secondaires et la résistance non-inductive.
En répétant ces trois expériences pour un certain nombre de positions équidistantes du ressort, on peut dresser les courbes représentant les variations des trois quantités précitées en fonction du temps.
Les courbes des dg. 261 et 262 ont été obtenues dans la marche à vide et dans la marche à pleine charge ( 10 lampes en dérivation dans le circuit secondaire).
L'examen de ces courbes est d'un grand intérêt. Elles montrent que l'allure du courant primaire à pleine charge n'est nullement
la même qu'à vide. Dans ce dernier cas, la force magnétisanie effective a une valeur notablement supérieure à celle observée dans le premier cas , car le courant secondaire eierce une action antagoniste sur le noyau. Par suite, l'effet des variations de la perméabilité de celui ci se fait sentir plus vivement dans la marche à vide ; d'où la déformation qu'on observe sur la courbe du courant. La bosse de la courbe prendrait la forme d'une pointe si le magnétisme du noyau approchait de la saturation. La perte par hystérésis et par courants de Foucault est d'ailleurs maxima en l'absence de tout circuit extérieur.
Fig. 362
On remarque aussi qu'à vide la force électromotrice secondaire est directement en opposition de phase avec la différence de potentiel primaire, tandis qu'à pleine charge il y a un léger retard, dû probablement aux pertes de flux résuhant des forces magnétomotrices antagonistes provenant des deux- circuits électriques.
Le retard entre la différence de potentiel et le courant primaires diminue avec la charge et se réduit à une valeur miaimc lorsque celle-ci est maxima.
Voici les données recueillies sur le transformateur essayé successivement dans les quatre états de régime indiqués, et ramenées à la
ESSAIS DES TRANSFORUATEtlRS. 62?
tension uniforme de i 020 volts efficaces aux bornes du circuit
primaire :
Volts efficaces aux bornes du circuit secondaire 52,3 52,3 5o,i 47,5
Watts dépensés dans le circuit primaire 96,1 i59,i 388,6 607,9
Watts utiles dans le circuit secondaire 0,0 64,3 Soo.g 5i5,o
Rendements industriels o,o"/q 41,10/0 77,5o/o 86,Co/o
Pênes totales en watts 96,1 94,8 87,7 82,9
Pertes en watts dans le noyau . . . 95,7 93,9 83, i 69,7
Pertes dues à i'échauftement du primaire 0,4 0,9 3,3 8,7
Pertes dues à l'échaufTement du secondaire 0,0 a 1,3 4,5
Les courbes en traits pleins de la fig. 263 indiquent les variations,
pendant une période, de la puissance primaire exprimée en watts.