BOURGEON CENTRAL. — STRIATION DU CYLINDRE-AXE
cipales modifications que ces éléments subissent dans le bourgeon central (PI. I, fig. 7).
Dans la portion de ce tube la plus voisine de la section, le cylindre-axe remplit seul la gaîne de Schwann; un peu plus loin, vous le verrez accompagné de granulations graisseuses; plus loin encore, il se montre au milieu de sa gaîne médullaire intacle ; puis, cette gaîne s'interrompt brusquement sur une certaine longueur pour laisser le cylindre-axe entouré seulement d'une couche de protoplasma, et elle reprend ensuite de manière à donner au tube son aspect normal .
L'examen de ce même tube nerveux vous permettra de reconnaître un autre fait très-important, que je signale à votre attention. En quelques points, par suite de la dissociation, il a subi des inflexions, auxquelles participe le cylindre-axe. Si vous examinez attentivement les stries longitudinales de cet élément, vous verrez qu'elles forment, au niveau de ces inflexions, des images analogues à celles que donnerait un faisceau de fibrilles qui serait infléchi.
Cette observation m'a amené à admettre, au sujet du cylindre-axe, l'opinion de Waldeyer et de Max Schultze, à savoir que cet élément est constitué par un faisceau de fibrilles nerveuses. A l'état normal, ces fibrilles sont si exactement agencées qu'il est impossible de les distinguer; ici, au contraire, elles sont ncllement visibles, parce qu'elles sont légèrement écartées les unes des autres. Peut-être s*est-il introduit du plasma entre les librilles du cylindre-axe, peul-êlre aussi y existe-l-il à l'état normal une substance interfibrillaire qui maintenant serait gonflée? Quelle que soit la cause du phénomène que nous venons de constater, il n'en établit pas moins nettement la constitution fibrillaire du cylinJre-axe.
aiXVIER, 8Y8T. KERV., T. II. 3
5* DÉGÉSÊRATION DES SERFS SECTIONNÏS.
En terminant, iiennel lez-moi de vous faire remarquer que l'observation d'une disposition pathologique vient nous aider à déterminer la structure normale d'un clément. Ainsi se trouve confirmé une lois encore qu'entre i'anatoraie générale normale et l'anaLomie pathologique générale, il n'y a pas de différence essentielle, et que ces deun: sdenues se eomplèleat et se coufondenl.
VINGT-TROISIÈME LEÇON