DISSOCIATION DANS LE NITRATE D'ARGENT
claire, au delà de laquelle se montrent les stries alternatives de Frommann.
Dans les préparations obtenues par immersion sans dissociation, les stries de Frommann ont, ainsi que nous. Tavons vu, l'étranglement annulaire pour centre, et vont en diminuant des deux côtés à partir de ce point. Comme ici nous les voyons partir en décroissant des deux côtés du renflement biconique, nous devons en conclure que ce renflement existe à Tétat normal au niveau de Télranglement annulaire, et que dans noire préparation il s'est déplacé, parce que le cylindre-axe a glissé dans l'intérieur du tube nerveux comme une tige dans sa gaine.
Ce dé[)lacement du cylindre-axe nous donne une connaissance exacte du renflement biconique ; il nous apprend qu'il n'est pas uni d'une manière solide à la gaine de Schveann. Il nous permet, en outre, de constater que dans l'étranglement il y a réellement un anneau situé dans l'épaisseur de la gaine de Schwann.
L'existence de cet anneau coloré en noir par l'argent nous montre qu'en ce point il y a soudure de deux segments de la gaine de Schwann. C'est du moins ce que l'analogie nous porte à admettre. Nous voyons en effet, dans les surfaces endolhélialcs, les limites des cellules être indiquées, après le traitement à l'argent, par des traits noirs d'autant plus épais et d'autant plus complets que la durée de l'immersion a été plus considérable. Il en est de même pour les épilhcliums, dont les cellules, observées dans des conditions semblables, sont aussi séparées par des lignes noires; enfin, Eberth, en soumettant le muscle cardiaque à la même réaction, a vu pareillement les cellules qui le constituent êlre séparées les unes des autres par des traits noirs. On peut donc soutenir avec quelque raison que, toutes les fois que des éléments cellulaires sont unis
RA?CVIF.n, STST. NERV., T. I. 4
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et soudés par un ciment, celui-ci peut être démontré par l'argent. L'anneau noir que présente la gaine de Schwann nous autorise par conséquent à penser qu'en ce point il y a soudure de deux éléments cellulaires et à en conclure que cette membrane est formée de segments distincts, soudés les uns aux autres au niveau de chaque étranglement.