DIX-SEPTIÈME LEÇON
- D^s'B^raUo"
Actioa dr Veau lur Hn nrrf du grrnnuUlc ilinudi. PtycAutionii il prendre pnai conitaler qun lo mrrr n nVlIpmoiil pprilu sc! propriclâs. — Une portion de tiKrr qui it perdu »cs propriiil^ picito-motrices peut encore (ranimeltri! il Il portion <lu nerf iiMlti^ saine une action éluctriquo <(ui détermine «on exàtnlinn. KxpÂrieoce comparative stoc un fil de Un. D^i^hMge dérivée.
Éliule comparée de l'firtîon de l'eau pure et de Teaii «alée snr un nerf dooudé. — Rèsullat» phjsioloiiiqueE. — Altération anatomîque des lubes iierteui. ReToulcjnenl An la mjûline. Gonflemeat etstriatioii longitui)in^lc<iu cyliodreue. — D^énémlian du segment i>ériphërîque.
MoDinciTio.is QEi SE pnnDUi«FNr njiN< ir.s tikrfs ïtcTioNnÉs. — Dêgé»ér*tio:< rt H^fctâEikTioK. — Hhtoriqae. — Fontana. J. Hi'iller et Slickcr, Longet, Nasse, Waller. — Opinions de Lent et lljelt, de SchifT, Philippcaui et Tulpian. ^ Seconde opinion de Vulpian.
La suture du nerrdiiisê peut-elle empêcher la dégénéra il on! ~ Expérience ï ce fujct.
Messieurs,
Dans l'cTpéiience par laquelle nous avons terminé notre dernière leçon, vous avez pu consliiler qu'au bout de quelques minutes d'irrigation, lorsque l'eau a commencé à exercer son action sur le nerf, elle y a déicrminé une excitation qui s'est traduite par des mouvements convulsifs de la patte correspondanle ; puis, ces mouvements ont cessé de
ACTION DE LTAU SUR UN NllRF DÊNUDft, 9«5
se produire, et rirrilabililé du nerf a diminué progrossivtv :inent. Il a fallu des courants de plus en plus forts pour amener des mouvements dans la patlc correspondante. Enfin » au bout de vingt minutes, l'irritabilité a été complètement détruite; le nerf est devenu insensible aux excitations mécaniques et aux excitations électriques ordinaires.
Cependant, vous avez remarqué qu'en employant un courant très-fort on déterminait encore des mouvcmenis. Nous allons trouver l'explication de ce fait qui vous a frappés en répétant l'observation sur la grenouille.
L'expérience est beaucoup plus simple chez C(;l animal qno chez le lapin. Pour la réaliser, il nous suffit, en effet, a[)rès avoir dénudé largement un des nerfs sciatiques, de plong(;r la grenouille tout entière dans l'eau. Nous n'avons pas A nous inquiéter de la température, puis(]ue la grenouille est un animal à sang froid. Au bout d'une heure d'immersion, ce nerf est dans le môme état que le sciatique du lapin après vingt minutes d'irrigation. Il n'est plus excitable ni par les agents mécaniques ni par réler;tricité, du moins avec des courants faibles. Si, au contraire, j'emploie un anmitii fort, vous voyez que la patte présentai des mouvements caractéristiques.
l'ne seconde exi>érience va nous rendre compte de (vXUt différence. Je dénude l'autre nerf s^;iatique de c^'tti; gn> nouille, qui est r»,*sté parfaitement intact et normal. Je le sectionne à sa partie su{>'.'rieure, et, en excitant le Mf^rmenl l'ériphérique. je coastalii qu'il a conservé vrs propriétés m^>tric^. .Saisissant alors ce s^fgment avec une liiWM par Vin extrémiu^, j'en ré^^Vjue une jjortion de deux r^^nlim'Vtn^ envin>n drrioii^'ueur. Grla fait, je [Jaç^r Textrémit/^ de ot Uoiu/pft ain^i ï^A-} en c-onlbct aif^c c^jle du se^^ment r e^té en pla/>i, de tr:] ir ftf'/vD quVJles se croient sur une loni/ueui ^1/; d/^ux ou îroiï iLiliJriiê'j-r^. et \r \^ a'ta'.he lune â Yhu^tt au mov^ru
364 ' ACTION DE L'EAU SUR UN NEIRF DË^UDË.
d'un fîi de lin. Il est évident que' ce ironçon rattaché latéralement au segment pcr^hérique du nerf ne peut plus lui transmettre l'incitation nerveuse, et nous le constatons du reste en l'irritant mécaniquement. Cependant, si j'excite ce tronçon avec un courant d'induction interrompu d'une intensité moyenne en lui appliquant Il's deux éleclrodes île la pince électrique E (fig. 20), vous voyez se produire des mouvements dans la pallc. Bien plus, si j'applique les électrodes sur le fil qui m'a servi à faire la ligature, après IV voir mouillé et en le tenant tendu, vous voyez encore tes
niouvonienls se jinnliiirr; je puis même les obtenir, comme vous le conslalcz, eci plin;aiit les ('■Icclrodcs sur le fil à une dislance de plus de dix ci'riliiii('lres, si j'i-mploic un courant fort. Si, au lieu d'un IH de Un, nous mettons en corn m un ica lion avec le neif iiii fil métallique, nous voyons encore se inanil'esicr des mouveuienis dans la patte en appliquant les éieciriides sur ce fil à un mèlre et plus de distance. Ci; pliénomèiie est bien connu des pliysicieiis qui le désignent sous le nom de décharge dérîcve.
L'excitation électrique peut donc arriver à un nerf autrement ipie par l'aïqiliealion direele des électrodes, et cela nous explique le fait que nous avons conslalé sur les nerfs