Cellules fixes. — a, 6, c. Cellules migratrices
nitrate d’argent; lavée aussitôt avec une solution de chlorure de sodium et de l’eau pure, la lésion se borna à un petit groupe de cellules épidermiques et conjonctives. Les cellules étoilées du tissu caudal, les plus rapprochées de l’endroit lésé, devinrent moins réfringentes, s’imbibèrent du liquide, ce qui rendit leur protoplasma vacuoleux, et raccourcirent
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flammatoire chez les vertébrés, sans intervention des vaisseaux, je m’arrêterai encore sur la description du même phénomène chez des jeunes larves du Triton tæniatus. Le bord de la nageoire caudale d’une de ces larves fut touché avec un tout petit cristal de
l’inflammation.
leurs prolongements (flg. 48). Deux cellules mobiles dans la partie voisine du tissu conjonctif dirigèrent leurs mouvements vers la partie opérée. Dansuneanse vasculaire sous-jacente la circulation s’arrêta complètement. Trois quarts d’heure après l’application du nitrate, le nombre des cellules migratrices, dans la partie la plus proche de la lésion, augmenta un peu. Toutes ces cellules se déplacèrent vers l’endroit cautérisé (fig. 49).
Trois heures après le début de l’expérience, les cellules étoilées gardaient leur position respective, mais avaient repris leur réfringence normale et manifestaient à peine quelques changements de la forme des ramifications les plus minces. Le nombre des cellules migratrices augmenta encore, mais uniquement aux dépens du tissu conjonctif voisin, parce que dans aucun vaisseau il ne survint point de troubles circulatoires et il ne se manifesta aucune trace de diapédèse. Deux heures plus tard (c’est-à-dire cinq heures après la cautérisation) l’eschare formée par l’épiderme nécrosé se détacha et découvrit une couche épidermique nouvelle, au-dessous de laquelle se trouvèrent un certain nombre de cellules migratrices, réunies en amas (fig. 50). D’autres cellules mobiles se dirigèrent toujours dans la môme direction, tandis que les cellules fixes gardèrent leurs propriétés antérieures. La circulation de l’anse voisine se rétablit et pourtant la diapédèse fit complètement défaut, comme dès le début.
Le lendemain, la partie lésée se rétablit intégralement. Les cellules étoilées (fig. 51) acquirent leurs
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caractères normaux et présentèrent leurs prolonge-
Fig. 50. — Le mémo point, cinq heures après la cautérisation, l-ü. Le 8 mômes cellules fixes que dans les fig. 47, V8.
monts habituels en forme de bois de cerf. Les cellules migratrices, dont un certain nombre resta accumulé
sous l’épiderme régénéré, devinrent aussi rares dans le tissu conjonctif qu’à l’état normal.
Vu cette prompte restitution, le môme endroit fut, vingt-quatre heures après la première expérience, de
Fig. 51. — Le mémo point, 21 heures après la cautérisation.