ACIDE PHÉNIQUE, Z
des idées nouvelles, au point.de vue surtout de la posologie, pour la thérapeutique dés enfants nouveau-nés qui devront, au point de vue de la strychnine, par exemple, se comporter 'd'une manière toute différente des enfants âgés d'un ou de plusieurs mois.
Acide phénique. — Il est encore un poison convulsivant fort curieux, l'acide phénique, sur lequel nous avons fait quelques expériences. Les convulsions de l'acide phénique ce distinguent de celles de la strychnine en ce qu'elles sont incessantes et essentiellement cloniques ; ce sont des espèces de trépidations en apparence irrégulières, et qui donnent l'idée, idée fausse du reste, de convulsions idio-musculaires, plutôt que de phénomènes commandés par les centrés nerveux.
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Fig. 105 (^). — Graphiques de la respiration du Chien empoisonné par l'acide phénique.
Je prends devant vous un chien de moyenne taille, et dans la trachée duquel on vient de fixer un tube ; l'animal est en proie à une anhélation extraordinaire (170 respirations à la minute), qui donne à l'enregistreur le tracé n° 1 (fig. 105). J'introduis, dans sa gueule demi-fermée, une sonde œsophagienne ; subitement l'anhélation cesse; les respirations (tracé n° 2) deviennent lentes et amples (18 à la minute).
h1l\ INFLUENCE SUR LE RHYTHME RESPIRATOIRE.
J'injecte dans son estomac une dissolution de 3 grammes d'acide phénique cristallisé dans 60 grammes d'eau.
Après une minute (tracé n° 3), il y a déjà de petites convulsions des membres ; la respiration est régulière et rapide (66 à la minute). A la seconde minute (tracé n° h), les convulsions deviennent très -fortes, les respirations sont rapides et faibles ; puis surviennent des périodes de calme où l'expiration dure plus longtemps, à cause du relâchement des muscles respirateurs ; quelques secondes après, long repos en expiration, qui dure près d'une minute, et pendant lequel l'animal est complètement immobile; je déplace le levier pour empêcher les lignes de se confondre. Cette immobilité précède de peu la mort, car apparaissent deux fortes inspirations, derniers signes de vie donnés par l'animal.
On voit donc que les muscles respirateurs sont, dans l'empoisonnement par l'acide.'phénique, convulsés au même litre et de la même manière que les autres muscles du corps.
Chloroforme. — Les inhalations de chloroforme ont fréquemment une conséquence assez singulière et qui rappelle ce que nous venons de voir, c'est-à-dire une accélération extraordinaire dei la respiration, une véritable anhélation au moment du réveil. Je vous présente deux tracés recueillis sur un chien à l'aide du pneumographe, et qui expriment cette altération d'une manière très-saisissante.
La respiration qui était à l'état normal (30 par minute), pendant le sommeil aneslhésique, devient soudain au réveil (fig. 106, tracé n° 1) d'une incroyable rapidité (216 à la minute), pour revenir bientôt (tracé n° 2) au chiffre primitif.
Quand la dose de chloroforme administrée est très-considérable, on constate assez souvent une altération d'un ordre inverse, c'est-à-dire un ralentissement, ou même une sus-