POMPE A GAZ DE GRÉIÎANT
tenant les gaz (fig. 3). Enfin, un grand réservoir barométrique, relié au tube par un fort tube de caoutchouc, est rempli de mercure, et peut être placé à diverses hauteurs, pi àce au jeu d'une manivelle, d'une poulie de renvoi et de coulisses qui dirigent sa marche verticale. Sa capacité est plus grande que celle de tout le reste de l'appareil.
Ce réservoir étant plein de mercure, mettons le robinet dans la position figurée en 1, et élevons le réservoir au sommet de sa course : il est évident qu'alors le mercure remplira l'appareil tout entier et se répandra même dans la petite cuve qui termine le tube. Tournons le robinet dans la position 2, et descendons le réservoir jusqu'au niveau du sol. Aussitôt le. mercure s'abaissera dans le tube vertical jusqu'à ce que son niveau surpasse le niveau du réservoir d'une hauteur égale à la hauteur barométrique ; au-dessus est le vide parfait. Nous mettons alors le robinet dans la position 3 ; le liquide sur lequel nous faisons expérience communique avec la chambre barométrique, les gaz s'en échappent et viennent remplir celle-ci.
Aussitôt nous replaçons le robinet dans la position 2, nous relevons le réservoir jusqu'au haut, nous renversons sur la petite cuve à mercure un tube gradué plein lui-même de mercure, et nous ouvrons le robinet comme il est figuré en 4 : alors les gaz s'échappent clans l'éprouvette, l'appareil se remplit à nouveau tout entier de mercure, et l'on peut recommencer la même série d'opérations.
Avec un peu d'habitude, tout cela s'exécute très-rapidement, comme vous en avez la preuve à l'instant.
Pour l'extraction des gaz du sang, il se présente des difficultés particulières et considérables; d'abord, le liquide doit être, bien entendu, introduit dans l'appareil à l'abri du contact de l'air; puis, il importe d'éviter la coagulation; il
IO/i ('• A'/. DU SANG (ANALYSES QUANTITATIVES).
faut de plus disposer les choses de manière à pouvoir faire agir la température de hO degrés environ, et, enfin, se mettre à l'abri de la mousse abondante qui accompagne toujours le dégagement des gaz, inconvénient qu'il est à la fois indispensable et très-difficile d'éviter.
Parmi les moyens qui ont été employés pour résoudre ce problème complexe, l'un des plus simples et des plus sûrs est celui qu'a imaginé le docteur Gréhant, et que vous avez sous les yeux. (Voy. fig. h, p. 'J 02.)
Au tube horizontal s'attache un large tube incliné, d'une longueur d'un mètre environ, qu'entoure un manchon réfrigérant plein d'eau et fixé par des assemblages de caoutchouc. Puis vient un autre tube coudé, large dans sa première branche, étroit dans l'autre et portant un robinet ; ce tube est mis en communication avec l'ajutage qui devra amener le sang de l'animal. On voit par la figure que ce tube coudé plonge dans de l'eau qu'on maintient à 1x0 degrés.
Le vide étant fait dans l'appareil, on y fait pénétrer, avec des précautions qu'il serait à peu près impossible de réaliser dans un cours public, un certain volume de sang ; celui-ci, grâce au vide et à la température de hO degrés, entre en ébullition ; une écume épaisse monte dans le long tube incliné et refroidi; mais là ces bulles crèvent, et c'est le gaz seulement qui pénètre dans la pompe. Quand on a fini d'épuiser les gaz en répétant à plusieurs reprises, et très-rapidement, le vide, on peut faire arriver peu à peu quelques gouttes d'un acide qui décompose les carbonates ; le vide n'extrait plus alors que de l'acide carbonique.
Enfin je dois indiquer que Pflùger (1) a fait adapter à sa