‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 72 sur 289 · SÉRUM COMPARÉ AU SANG · texte numérisé non relu

SÉRUM COMPARÉ AU SANG

Kùhne (l ), qui fait cette juste observation, n'est pas éloigné de penser, comme je vous l'ai déjà dit, qu'il s'agirait d'un acide formé par voie indirecte, sous l'influence de l'oxyhémoglobine, comme pourrait, par exemple, en produire laprotagonedu sang, qui se détruit facilement pour former un acide faible (acide gras).

On voit que cette question de l'acide du sang est encore très-obscure. Il paraît bien prouvé qu'il y a là une substance jouant le rôle d'un acide, et qui coexiste avec les globules rouges; mais cette substance est-elle l'oxy-hémoglobine ellemême, ou bien est-elle simplement formée sous l'influence de cette oxy-hémoglobine? C'est ce qu'il n'est pas encore permis de décider.

Quoi qu'il en soit, voici des chiffres fournis par Schôffer (2) qui montrent, d'abord, quelle différence -existe entre la quantité des gaz qu'on peut extraire par la pompe, soit du sérum, soit du sang. En effet, de 100 centimètres cubes de sang, on a pu retirer hlcc,7h de gaz, tandis que 100 centimètres cubes de sérum n'en ont donné que 17cc,93.

Cette différence est due en partie à l'oxygène des globules, en partie à l'acide carbonique qui s'extrait ainsi que nous l'avons dit, plus facilement du sang que du sérum. Dans l'exemple énoncé ci-dessus, on trouve, en effet :

C02 extrait par le vide. C02 extrait par l'acide.

Sang 25,78 0,81

Sérum 16,06 16,65

Voyons, maintenant, ce qu'ont donné aux principaux expérimentateurs les analyses quantitatives des gaz du sang, soit du sang artériel, soit du sang veineux. Les gaz sont ramenés, suivant la coutume allemande, à 0 degré et à i mètre de

(1) XLIV, p. 232.

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