‹ Lecons sur la physiologie et la pathologie du systeme nerveux (volume 2)Chapitre 133 sur 148 · SECTION DES NERFS SPLANC UNIQUES · texte numérisé non relu

SECTION DES NERFS SPLANC UNIQUES

En faisant avec soin l'autopsie de l'animal, on constata que les deux nerfs splanchniques avaient été trèsbien coupés la première fois, sans lésion d'aucun organe voisin. On constata aussi chez ce chien, qui était en digestion, que les vaisseaux chylifères étaient remplis d'un chyle blanc, que les mouvements péristaltiques existaient, que la vessie était pleine; enfin, on n'observa rien d'anormal dans les organes abdominaux. On recueillit ensuite le sang des veines hépatiques qui contenaient du sucre ; et le tissu du foie donna une décoction laiteuse très-sucrée.

On fit ensuite avec soin la dissection des nerfs coupés, et on trouva que la section du grand sympathique avait été opérée entre la douzième et la treizième côte. Elle avait laissé au-dessous d'elle deux filets communiquant encore avec la moelle.

Exp. (15 décembre 1852). — Sur un chien de taille moyenne, on fit des deux côtés la section des nerfs splanchniques, par le procédé déjà indiqué. L'animal était éthérisé, et, après l'opération, il revint à son état normal sans présenter aucun phénomène particulier.

Les jours suivants, l'on donna à manger à ce chien qui resta toujours bien portant.

Huit jours après cette opération, on lui fit la piqûre du plancher du quatrième ventricule pour obtenir l'apparition du sucre dans les urines. Au moment même, l'animal parut peu affecté; il était seulement titubant. Après une heure environ, il devint très-malade, tomba sur le côté sans pouvoir plusse relever; il y avait une salivation abondante.

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