SUR LES ÉPAXCHEMENTS SÉREUX
A l'autopsie, on trouva un épancheraient considérable dans la plèvre; et des fausses membranes épaisses qui couvraient entièrement la face extérieure du péricarde et une partie du poumon gauche. L'intérieur de la poche péricardique était entièrement tapissé par des fausses membranes, mais ne contenait pas de liquide. La surface extérieure du cœur, recouverte par des fausses membranes, offrait un aspect comme chagriné. Les plaies du cou étaient parfaitement cicatrisées et on s'est assuré qu'il n'y avait aucune relation directe entre l'inflammation de cette plaie et la lésion du cœur.
On trouva chez ce lapin, comme cela arrive souvent, une grande quantité d'hydatides dans le foie et dans les feuillets du mésentère.
Exp. (12 juillet 1842). — Sur un jeune lapin, on extirpa complètement les quatre ganglions cervicaux.
On commença par l'ablation des deux ganglions cervicaux inférieurs et on constata qu'alors les deux pupilles étaient contractées et offraient leur grand diamètre dans le sens vertical. Ensuite, on enleva les deux ganglions cervicaux supérieurs : la pupille était un peu plus fortement contractée. Après cette opération, l'animal respirait plus lentement et plus difficilement qu'avant : il but abondamment et ne mangea pas.
Une heure après l'opération, la respiration devint encore plus difficile; les mouvements respiratoires étaient lents et pénibles.
Trois heures après : même état.
Neuf heures après : respiration excessivement anxieuse; mouvements respiratoires lents ; mouvements