‹ Lecons sur la physiologie et la pathologie du systeme nerveux (volume 2)Chapitre 4 sur 148 · SÉPARATION DES PROPRIÉTÉS PHYSIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

SÉPARATION DES PROPRIÉTÉS PHYSIOLOGIQUES

manifestations fonctionnelles de l'individu sain, et à suivre les altérations qui, chez l'individu malade, viennent les modifier ou les suspendre.

Mais, d'abord, faisons une revue sommaire des connaissances que nous avons acquises et de celles qui nous restent à considérer.

Nous avons vu que les questions générales que soulève la physiologie du système nerveux sont loin d'être toutes résolues.

Ainsi, toutes les expériences d'électro-physiologie, qui sont si intéressantes et si instructives, ne nous ont encore rien appris sur la nature essentielle de l'agent nerveux. Nous avons même vu que les propriétés électriques des nerfs et des muscles, qu'on doit regarder comme des conditions normales, paraissent cependant distinctes de la propriété nerveuse proprement dite. Lorsqu'on sépare de l'individu vivant un muscle et un nerf et qu'on les laisse mourir spontanément, on voit, il est vrai, ces organes perdre peu à peu leurs propriétés physiologiques d'irritabilité et d'excitabilité en même temps que leurs facultés électro-motrices s'anéantissent. Mais si, au contraire, on a tué brusquement le nerf ou le muscle par un agent toxique, il semble alors que la propriété physiologique puisse s'évanouir, tandis que les propriétés électro-motrices, restant dans leur état ordinaire, ne s'éteignent que lentement, à mesure que disparaissent les phénomènes nutritifs encore entretenus probablement par le sang qui baigne le tissu organique. On a constaté, par exemple, que la propriété électro-motrice persiste normalement dans un nerf qui, après avoir

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