H 2 PORTION PROFONDE DU FACIAL
montrer que les analogies qui avaient fait regarder le nerf de Wrisberg, comme une racine postérieure, étaient des analogies trompeuses.
En examinant les paires rachidiennes, on peut constater que jamais il n'émane de filets du ganglion intervertébral. Or, ici; le ganglion géniculé donnant naissance à des fdets nerveux, s'éloigne par ce caractère des ganglions intervertébraux pour se rapprocher des ganglions du grand sympathique. Ce caractère, qui n'a jamais été invoqué, me paraît cependant très-bon pour caractériser les ganglions du grand sympathique et les faire distinguer des ganglions intervertébraux.
J'espère vous démontrer plus lard que le nerf de Wrisberg est une racine du grand sympathique, racine qui naîtrait de la moelle allongée, comme une autre racine, signalée par MM. Budge et Waller, naît de la moelle rachidienne entre la région cervicale et la région dorsale, d'un point auquel ces observateurs ont donné le nom de région cilio-spinale. Quant au ganglion qui dans la paire crânienne, à laquelle appartient le nerf facial, représente le ganglion intervertébral, il faudrait le chercher vers l'origine du nerf trijumeau : c'est le ganglion de Gasser.
Je pense donc que la septième paire crânienne des anatomistes doit être divisée' en trois nerfs distincts; qu'elle réunit : i° le nerf acoustique, nerf de sensibilité spéciale; 2° le nerf facial, moteur; 3° le nerf intermédiaire de Wrisberg constituant une racine d'origine du grand sympathique. Ce dernier porte sur son trajet le