‹ Lecons sur la physiologie et la pathologie du systeme nerveux (volume 2)Chapitre 6 sur 148 · AUX PAIRES RACHIDIENNES ET CRANIENNES · texte numérisé non relu

AUX PAIRES RACHIDIENNES ET CRANIENNES

nous avons posé à propos des paires rachidiennes, à savoir : qu'un nerf moteur joue le rôle déracine antérieure par rapport à unnerf sensitif, toutes les fois qu'il reçoit de ce dernier sa sensibilité récurrente; et que, réciproquement, un nerf sensitif joue, par rapport à un nerf moteur, le rôle de racine postérieure toutes les fois qu'il lui fournit la sensibilité récurrente. Quant à l'élément sympathique qui, émanant de la moelle épinière, entre encore dans la constitution de l'unité nerveuse, il nous serait difficile de dire, pour le moment, s'il est plus spécialement associé à l'élément moteur d'une paire nerveuse qu'à son élément sensitif. Notons seulement que les mouvements réflexes auxquels les nerfs sympathiques donnent lieu peuvent avoir pour point de départ, soit des sensations internes, soit des sensations externes, soit enfin des sensations spéciales.

Parmi les propriétés nouvelles que nous présentent les nerfs crâniens, nous devons surtout signaler celles qui appartiennent à un ordre nouveau de nerfs qui ne se rencontrent que dans l'encéphale; ce sont celles des nerfs spéciaux des sens, ou nerfs sensoriaux.

Relativement à la sensibilité des nerfs rachidiens, nous avons déjà longuement insisté, dans le semestre dernier, sur ce fait, que les nerfs sensitifs et les nerfs moteurs intacts sont les uns et les autres sensitifs quoiqu'à des degrés divers; seulement, que l'un de ces éléments, le nerf sensitif, possède une sensibilité directe qu'il tient du centre nerveux et qui, après sa section, persiste dans son bout central, tandis que l'autre, le nerf moteur, possède une sensibilité récurrente qu'il tire du nerf sensitif et

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