‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 3)Chapitre 21 sur 99 · SUR LB NEZ · texte numérisé non relu

SUR LB NEZ

n est probable qu'il en serait de môoie chez les ce-tacés soufiQeuTS.

On obtient alors sur les chevaux des résultats analogues à ceux qu'on produit en leur cousant les narines.

Voici une expérience qui établit ce que nous venions d'avancer touchant l'influence du nerf facial sur les mouvements des narines :

Exp. — Sur un cheval morveux, maintenu couché à terre, on découvrit le facial et on disséqua ses branches. En les pinçant, on les trouva toutes sensibles, mais assez faiblement. On coupa les trois branches du nerf, et les bouts centraux restèrent sensibles, tandis que les bouts périphériques se montrèrent alors insensibles.

On remarqua qu'aussitôt après la section du nerf facial sur la joue, la lèvre correspondante , inférieure, devint pendante; le naseau du même côté était paralysé. Lors de l'inspiration, il s'aflaissait et s'aplatissait comme une soupape, (comme le fait, par exemple, le repli aryténo-épiglottique dans l'oedème de la glotte), de sorte qu'à ce moment la narine se trouvait complètement fermée. Dans l'expiration, au contraire, les bords de la narine s'ouvraient et s'écartaient légèrement. C'est donc là tout à fait l'inverse de ce qu'on observe à l'état normal, dans lequel la narine s'élargit au moment de l'inspiration et se rétrécit au moment de l'expiration.

On tourna le cheval de l'autre côté et on répéta la même expérience sur l'autre nerf facial. Les branches intactes du nerf étaient sensibles comme celles du côté

opposé. Lorsque ces branches furent coupées, leurs bouts centraux, examinés immédiatement, se montrèrent sen-

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