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51 & INFLUENCÉ DE LA SÉGTtÔN bSS MSRFS
fut alors galvanisée comme la gauche. Elle manquait SO'^jS. Pendant la galvanisation^ elle descebdit à 23 divisions ; on arrêta la gâlvanisatioû et la température descendit encore jusqu'à 20% 5.
Eœp. — Un autre lapin, vigoureux, n'ayatitsubi âilcune opération sur le sympathique, fut lié pour Toperation ; il poussa des cris violents, s'agita et ses oreilles s'échauffèrent beaucoup comme cela a toujours lieu chez ces animaux lorsqu'ils sont agités ou étnus. Les oreilles avaient alors une température de 43 à 45 divisions. Quelques instants après cet échauflement passager avait disparu, et roreille gauche était redescendue à 84 divisions. Aloh on la galvanisa pendant deux minutes, et elle baissa à 81 divisions ; mais aussitôt qu'on cessa la galvanisation elle remonta momentanément à 40, pour redescendre bientôt (au bout de quatre minutes) à 32 divisions. Trois tilitiutes après, elle était à 25. Enfin, on galvanisa encore rot*eille , et la température descendit à 23 divisions où elle resta.
On prit alors l'oreille droite qui était à 26 divisions. €)h la gaHanisa : pendant la galvanisation, la tëiupé- Wturè desfcendit à 24%5 où elle resta.
Exp. — Sur un lapin, dont le filet sympathîijue avait été divisé à droite et le nerf auriculaire du plextis cfervicàl coupé à gauche depuis huit jduh : on lia Tadinial, et ses oreilles s'échauffèrent mbnientanénieht jftàir tes biouvements qu'il fit. On galtanisa l'oreille droite; elle était à 29, et elle liiohta, au moment où l'animal poussa des cris, jusqu'à 38 divisions : puis après elle redescendit à 35, où elle resta fixe. L'oreille gauche marquait alors
Sim LA GALVANISATION DIL l'oREÎLLE. 5lâ^
55 divisions, ce qbi était une température relativement élevée ; cela tiebdrait-il à la section du filet auriculaire? Quoi \\\x'\\ en soit, on galvanisa directement cette oreille ' en partie idtensible, et, pendant la galvanisation, elle descendit à 30 divisiôUé; après cela elle continua à destjendre ëntore jusqu'à 23.
Si l'on cherche d'abord à quoi tient cette différence entre les résultats obtenus par la galvanisation directe de i'ot*eille loriq&e le grand sympathique a été coupé ou Ibt^'il est resté intact , on est porté aux explicatibtas isui vantes piour se rendre compte des phénomënei.
Lbifsque, en agissant sur Toreille dont le fllët isympathique a été coupé, on voit la température s'élever par VexciUltioh galvanique, on peut penser que le nerf sympathique n'est pas directement excité et que Télévation de \û tenlpérature provient de ce que, sous Tinfluence de la douleur, le cœur fait sentir son excitation avec plus de force dans les artères de l'oreille relâchées par la section du grand sympathique; tandis que, dans le cas où le sympathique n'a pas été coupé, cette action portée sur les nerfs sensitifs et transmise par la moelle épinière produit une action réflexe sur le grand sympathique, qui resserre les vaisseaux et l'oreille, et empêche l'action du cœiir d'avoir les mômes résultats. Pour vérifier cette hypothèse, il faudra couper d'un même côté le filet auriculaire et le grand sympathique pour, Toreille étant insensible, voir si les mêmes effets se produiront. Ce sont là des résultats sur les(}ue1s il y aura lieu de revenir aussi quand nous étudierons l'influence du grand sympathique sur la circulation d'une manière plus spéciale.