MOUVEMENTS SYMPATHIQUES
hait rutilant. Pendant rinsufflation, les pupilles étaient eonstamment en mouvement, se dilatant ou se rétrécissant suivant qu'on diminuait ou qu'on laissait arriver la lumière. Il y avait cependant, en général, dilatation pupillaire. Pendant Tinsufflation , il y avait sécrétion abondante de larmes et de salive; la plaie même de la fistule pancréatique, qui n'était pas encone complètement cicatrisée, se couvrit abondamment d'une sorte de plasma ou de sérosité. Après deux heures d'insufflation ^ le cœur battait très bien. Alors, on découvrit le pneumogastrique droit et on le coupa dans la région moyenne du cou. On vit, à ce moment, que la pupille du côté correspondant se rétrécit. Quand on saisissait avec des pinces le bout supérieur du vague et du sympathique, la pupille fie dilatait largement, tandis que le pincement et le tiraillement des bouts inférieurs du même nerf ne pn>duisaient aucun effet sur la pupille. En même temps, et lorsqu'on avait cessé momentanément l'insufflation, on ^t se manifester dans les membres une espèce de tremblement convulsif. Il y avait des mouvements de d^luiHion, des mouvements dans la queue, et émission des urines et des excréments ; puis enfin des sortes de tentatives de mouvements respiratoires. Un enduit sec, qui s'était formé sur la cornée, disparut en partie et les pulsations semblèrent devenir plus fortes. Alors on coupa le nerf sciatique et on irrita les deux bouts. L'irritatioqdu bout inférieur produisit quelques mouvements dans les muscles, et celle du bout supérieur des mouvements généiuux dans tout le corps. Alors on constata l'apparition du sucre dans l'urine. Enfin, ayaot cessé
5/i& EFFET DE LA SECTION DE LA BIOBLLE ÉPINIÈRE.
d'insuffler ranimai^ il mourut. On a remarqué que \m muscles étaient plus irritables qi^'à l'ordinaire, et à Pautopsie les ganglions solaires ont paru plus rouges.
Enfin 9 Messieurs, dans cette leçon, la dernière, rek^ tive au système nerveux, nous devons réunir ce qui nous reste à dire sur ce sujet. Nous vous avons déjà rappelé beaucoup d'expériences isolées et se rattachant en même temps à des sujets divers ; il nous reste encore à ajouter quelque chose à des expériences dont nous vous avons souvent entretenus, mais dont l'explication physiologique est fort difficile, et en même temps fort importante.
Il s'agit de recherches sur la piqûre du plancher du quatrième ventricule, et du mécanisme par lequel cette lésion vient réagir sur le foie. Nous vous avons déjà dit que cette piqûre ne se transmet pas par les pneumogastriques. D'après des exi>ériences que nous vous avons citées précédemment, elle ne se transmettait pas non plus par les filets du grand splanchnique. Il s'agirait de savoir si la moelle épi nière est l'agent de cette transmission. Nous avons fait à ce sujet quelques expériences que nous allons vous rapporter; nous y joindrons, en même temps, quelques nouveaux résultats relatifs au diabète artificiel dont nous vous avons déjà, à d'autres points de vue, cité beaucoup d'exemples.
Celles que nous allons d'abord vous rappoiier établiront, qu'en suivant notre procédé ordinaire, qui consiste à traverser le cervelet avant d'arriver sur le plancher du quatrième ventricule, la blessure du cervelet n'a aucune action sur la production du sucre et que