‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 3)Chapitre 95 sur 99 · SUH LE DIABÈTE ARTIFICIEL · texte numérisé non relu

SUH LE DIABÈTE ARTIFICIEL

le côté droit, ce qui explique rinclinaison de la tète de ranimai de ce côté.

La quantité d'urine qui s^était écoulée avant la section de la moelle ne paraissait pas plus considérable que dans les conditions normales.

Exp. — Sur un autre lapin, adulte et bien portant^ on fit la piqûre du plancher du ventricule, et, une heure environ après, on examina l'urine qui contenait beaucoup de sucre. Le lapin avait quelques troubles dans les mouvements et était un peu chancelant. On suivit l'animal pendant trois heures et on constata que l'urine, qui n'était pas augmentée de quantité, contenait toujours beaucoup de sucre. Cette particularité que l'urine était sucrée sans être plus abondante , faisait supposer, d'après d'autres expériences déjà indiquées (t. I^ que la piqûre devait siéger un peu haut

On sacrifia l'animal pour faire Tautopsie de sa tète, et on trouva, en effet, que la piqûre siégeait un peu au-dessus des tubercules de Wenzel et sur la limite de la région dont la lésion produit le diabète.

Chez le lapin, la quantité de sucre commençait déjà à diminuer dans l'urine, trois heures après la piqûre, au moment où il fut sacrifié.

Eayp. — Sur un jeune chien, bien portant et en digestion, on fit la piqûre du plancher du quatrième ventricule. Il en résulta un peu de déviation dans la tète du côté gauche, et un désordre marqué dans les mouvements. Environ une heure et demie après la piqûre, on retira de r urine de la vessie au moyen de la sonde, et l'on y constata, d'une manière très évidente, la présence du

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sucre. Chez cet animal, on remarqua en même temps qu'une salivation très abondante s'était développée à la suite de la piqâre, et on mit à découvert les conduits aalivairasparotidien et sous-*maxillaire^ d'abord du côté gauche, puis du côté droit. Du côté gauche/ il y avait une sécrétion de la glande sous-maiillàire plus forte que la sécrétion parotidienne du môme côté ; naais on constatait très nettement qu'à droite la sécrétion sous* maxillaire était beaucoup plus forte que celle du côté gauche. On mit un tube dans chacun des conduits sous* maxillaires et on observa encore de nouveau que la quan* tité de salive qui s'écoulait par le tube droit était beaucoup plus considérable que celle qui s'écoulait par le tube gauche. À droite, Técoulement de la salive était continu, tandis qu'à gauche il était quelquefois presque nul et s'accélérait surtout lorsqu'on irritait la plaie dans laquelle se trouvait le nerf lingual.

À ce moment, on coupa le nerf lingual des deux côtés et on pinça successivement les deux bouts périphériques et les deux bouts centraux de ces nerfs. Lorsqu'on pinçait les bouts périphériques, on n'observait d'augmentation de la sécrétion salivaire ni à droite ni à gaudie. Lorsqu'on pinçait, au contraire, les bouts centraux^ il y avait augmentation de sécrétion à droite et à gauche, pour le pincement de chacun des bouts. On observa seulement ceci de particulier que, lorsqu'on pinçait le bout central du nerf Ungual droit, on provoquait de ce côté un écoulement très abondant de salive, et du côté opposé un écoulement faible; tandis que, en pinçant le bout central du nerf lingual gauche, on provoquait un

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