DANS L*0RE1LLE MOTEYNE
pécherait Timpression de se transmettre. Or la sécrétion continuait ; elle était seulement diminuée.
Qaese passsait-il donc dans ce cas? — L'influence qui produit Texcrétion delà salive suit la loi ordinaire d'un mouvement réflexe. Lorsque la substance sapide est déposée sur la langue chez un animal sain, l'impression est transmise au cerveau par la cinquième paire des deux côtés. Ce nerf étant coupé d'un seul côté, celui qui est intact reste l'agent de transmission de la sensation gostative qui arrive ainsi au cerveau, centre qui la ré* fléchit en la transformant en action motrice.
Vous avez souvent ici été témoins de phénomènes réflexes de la moelle épinière. offirant Tanalogie la plus parfaite avec les phénomènes réflexes croraés que nous considérons en ce moment. Lorsque, sur des grenouilles, nous arions coupé les racines postérieures qui se rendaient & on membre, vous avez vu Tirritation du membre du côté opposé mettre en mouvement, non-seulement le membre irrité, mais aussi, et en même temps, celui dont les racines postérieures avaient été coupées.
Un autre exemple semblable d'action réflexe croisée se montre, lorsque après avoir coupé le nerf optique d'un êôlé, on en irrite le bout central, on produit des deux' côtés des mouvements réflexes de la pupille, contractions' dont l'agent actif de retour est uti tierf moteur*
Ces faits rentrent complètement dans les vues que nous vous avons exposées dans la première partie de ce cours, à savoir que, tandis que les influences motrices restent locales, on voit toujours dans les actions réflexes une généralisation des réactions du sentiment.