‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 4)Chapitre 37 sur 86 · HUITIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

HUITIÈME LEÇON

SOMMAIRE : Les filets du grand sympathique ne tiennent pas leura propriétés motrices des ganglions qui se trouvent sur leur trajet. ^^ Galfanisation du fiiet cervical avant cl après le ganglioii 60US-maxil«taire. — Sécrétion dans les deux cas. — Action sur la langue d*un iilet émanant de la corde du tympan. — Influence de la section du fedal dans le crâne sur la gustaiibn. — Expériences. -^ î.es narines sont le tiége d€ mouvements réflexes indépendants des soQsttioBS perçues parla cinquième paire. — Ces mouvements ont-ils leur point de départ dans le pneumogastrique ?— Ces mouvements sont sensibleiDcnts diminués par la section de Tanastomose qiie le pneumogastrique envoie eu ladal. -*- Expériences.

Messieurs,

Voas atez suivi depuis quatorze jours la marche des accidents consécutifs à la section de la cinquième paire ebet ce lapin. Vous pourrez voir que depuis la dernière leçon le mal a fait des progrès. La cornée est perforée et déjà une partie des liquides de l'œil s'est écoulée. Autour de la solution de continuité, les membranes sont desséchées.

Sur cet autre lapin^ auquel on a coupé le facial plusieurs jours avant et que no^is vous avons toujours pràlenté comparativement, vous pourrez voir que bien qu'il reste constamment exposé à l'air, l'œil est toujours parfaitement sain.

Nous avons insisté, dans la dernière leçon, sur la double voie par laquelle semblait se transmettre l'action du système nerveux sur lesglandes salivaires. Les sécré-

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lions salivaires peuvent, comme vous savez, reconnaître aussi pour point de départ une impression perçue par le pneumogastrique et réfléchie par un filet du grand sympathique.

A ce sujet se rattache une question sur laquelle nous aurons à revenir, question qui doit cependant être indiquée ici et sur laquelle on a autrefois beaucoup discuté.

Le nerf grand sympathique est en communication avec la moelle épinière par des rameaux qui unissent le centre rachidien à la double chaîne que forment le long du rachis ses ganglions. Outre ces chaînes latérales existent des ganglions indépendants, en quelque sorte, au point de vue topographique. Ces ganglions se rencontrent vers les points où le grand sympathique se distribue dans les organes. Cest ainsi que la corde du tympan, après avoir communiqué vers son origine avec le ganglion géniculé, s'accole au lingual et aboutit au ganglion sous-maxillaire d'où émanent les filets qui vont à la glande sous-maxillaire. J'ai de plus décrit autrefois des filets qui partent de ce même ganglion, se rendent dans les glandules buccales et jusqu'à celles du pharynx ; il y en a particulièrement un très long qui remonte jusqu'à la base du crâne, à la voûte du pharynx. 11 serait par conséquent possible, d'après cela, que la corde du tympan agit sur les glandules pharyngiennes.

On s'est préocx)upé du rôle spécial que pouvaient jouer les ganglions périphériques situés dans le voisinage de certains organes ; et on a prétendu que les nerfs ne jouissaient de leur propriété d'agir sur ces organes qu'après avoir traversé ces ganglions. On avait admis

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