‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 5)Chapitre 111 sur 116 · INFLUENCE DES GANGLIONS INTERVERTÉBRAUX · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES GANGLIONS INTERVERTÉBRAUX

du cœur lents, rares ; enfin l'animal mourut cornme en syncope.

A l'autopsie, on trouva une quantité énorme de liquide dans la plèvre et le péricarde. Les parties supérieures des poumons étaient hépatisées et tombaient au fond de l'eau.

Le liquide contenu dans la plèvre et le péricarde était un peu trouble et contenait des fausses membranes, ce qui pourrait faire penser que la pleurésie existait avant l'opération. Toutefois, alors, l'animal était vif et paraissait bien portant.

Exj). — Sur un gros lapin, on fit d'abord l'extirpation des deux ganglions cervicaux supérieurs, sans qu'il y eut rien de changé relativement à la rapidité ou à l'intensité dés bruits du cœur que l'on, ausculta.

Oii extirpa ensuite les ganglions cervicaux inférieurs; on ne constata pas encore de changement sensible dans les bruits du cœur.

Puis on coupa les pneumogastriques dans la région moyenne du cou. Il y eut aussitôt gêne considérable de la respiration. L'animal mourut au bout de six heures.

A l'autopsie on trouva les poumons engoués; ils étaient le siège d'un épan chôment de sang noir ; le péricarde et les plèvres contenaient une certaine quantité de sérosité.

Messieurs, on a prétendu encore que les mouvements réflexes qui se passent lorsqu'on vient à agir sur un nerf de sensibilité exigeaient, pour leuraccomplissement, l'intégrité des ganglions intervertébraux, qui dès lors rempliraient le même rôle, relativement aux mouvements ré-

flëxes externes, que les ganglions dii grand sympathique relativement aux mouvements réflexes internes. J'ai déjà cité, il y a quelques années, à la Société de biologie, des faits de destruction partielle des ganglions intervertébraux qui pourraient venir à l'appui de cette opinion. Ces expériences consistaient à montrer que la destruction des ganglions intervertébraux enlevait, l'action réflexe sans empêcher la transmission de la douleur. Quoi qu'il en soit, il est certain qu'on peut observer des mouvements réflexes non-seulement chez les animaux décapités , mais dans des circonstances où, soit à cause de la légèreté de l'excitation ou de l'affaiblissement des propriétés nerveuses, l'animal ne perçoit plus de douleur. Ces faits ressortent des expériences qui suivent :

Exf. [h février 18/i2). — Sur un chien, légèrement stupéfié par l'opium, on découvrit l'anastomose auriculotemporale de la cinquième paire avec le facial. Son pincement était très douloureux, et, en l'excitant avec une pince, on déterminait des mouvements dans les paupières. On découvrit ensuite le nerf sous-orbitaire qui était très sensible, et, lorsqu'on l'excitait légèremiCnt, on produisait des mouvements dans la lèvre supérieure.-

Ces expériences se rapprochent de celles qui ont été déjà faites sur le rameau auriculaire du plexus cervical et elles montrent que, bien que les nerfs de sentitaent ne puissent être considérés comme les conducteurs du mouvement, cependant leur excitation légère, non douloureuse, suffit à déterminer un mouvement dans les parties auxquelles ces nerfs se rendent. C'est sans doute par action réflexe qu'a lieu cet effet, et, pour s'en

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