‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 5)Chapitre 59 sur 116 · SON ARRACHEMENT · texte numérisé non relu

SON ARRACHEMENT

coup plus dilatée que celle du côté droit, qui était le côté resté normal.

Mais, l'œil aaucbe étant demeuré à la lumière, on trouva qu'une heure après sa pupille gauche s'était considérablement resserrée, cequi prouvait que, quoique les mouvements de l'iris fussent lents, ils ne s'en effectuaient pas moins quand l'œil passait de l'obscurité à la lumière. L'animal présentait, du reste, les mêmes phénomènes que la veille relativement aux mouvements de l'œil, qui n'étaient apparents qu'en dehors; il y avait toujours chute de la paupière supérieure.

J'introduis alors de la belladone dans les deux yeux, et les deux pupilles se dilatèrent également.

Ensuite, je coupai la cinquième paire à gauche : aussitôt la conjonctive devint insensible, les traits furent poussés en avant, et la pupille se resserra considérablement.

Le lendemain, quarante-huit heures après l'ablation de la troisième paire, et vingt-quatre heures après la section de la cinquième, la pupille gauche s'était dilatée ; elle avait pris une forme oblongue, et l'iris offrait quelques plis rayonnes.

D'après ces expériences, on voit que Fextirpation de la troisième paire n'empêche pas la pupille de se contracter sous l'influence des excitations portées sur la cinquième paire; ce ([ui prouverait que ce n'est pas par le nerf moteur oculaire commun qu'est rapportée l'action réflexe, mais que C'est par le grand sympathique que cette action se trouve transmise.

Elle n'est pas non plus transmise par les autres

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Jîfrïs muleui's fie i'œi!. nuoine le prouve 'expéneiice suivante ;

Exp. — Sur uii jeune lapiii J'ouvris le crâne, j'enlevai les lobes antérieurs du cerveau, et je divisai les deux nerfs optiques. L'animal était alors complètement aveugle, et les pupilles étaient largement dilatées et immobiles. Cependant le globe oculaire avait conservé ses mouvements, que l'on rendait manifestes en faisant tourner la tête de l'animal. Le lapin était toujours bien vivant, et la cornée et la conjonctive avaient conservé parfaitement leur sensibilité. Alors, du côté gauche, on cassa dans le crâne le nerf de la troisième paire. L'œil devint saillant; il survint le strabisme en dehors, la chute de la paupière supérieure, et tous les synqjtômes de la destruction de la troisième paire.

Au moment de la destruction du moteur oculaire commun, la pupille n'avait pas éprouvé de changement; elle ne s'était ni resserrée ni dilatée. Alors, avec un petit crochet, je cassai le nerf pathétique dans le crâne. 11 n'y eut rien de changé du côte de la pupille ; seulement, les mouvements du globe de l'œil avaient toujours lieu en dedans, quand on faisait tournerla tête de l'animal. Enfin , on détruisit la sixième paire: il n'y eut rien de changé dans la pupille; quant au globe de l'œil, il était complètement immobile, quels que fussent les mouvements que l'on fit exécuter â la tôte de l'animal. Après toutes ces opérations, la conjonctive et la cornée étaient toujours restées sensibles. Dans cet état, on pinça la branche ophthalmique ; aussitôt l'animal cria et la pupille se contracta considérablement.

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