‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 126 sur 136 · VINGT-CINQUIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

VINGT-CINQUIÈME LEÇON

20 UAU 1857.

SOMMAIRE : Autopsie d'aDlmaux opérés dans une leçon précédei^te.— •. Influence de la moelle sur certaines circulations locales. — Sectkm du filet cervical du grand sympathique. — liésion des pédonculet cérébelleux. — Mouvements de rotation. — Mouvements ^lleptiformes consécutifs à certaines lésions de la moelle épinidre. — Mouvements de progression, en avant on en arrière, détermioéf par des lésions des centres nerveux. — Ablation des bémisphèivt cérébraux» — Expériences.

Messieurs y

Les expériences dont vous avez été témoins dans les leçons précédentes, montrent que dans les phénomènes relatifs à Faction de la moelle ^ur les manifesta* tions organiques, il y a différentes parties de la moelle agissant spécialement sur certains points des organes splanchniques.

 Tappui de cette proposition, nous vous avons cité deux expériences principales. Dans Tune, la moelle avait été coupée au-dessous des nerfs phréniques; dans l'autre, une piqâre avait été faite au niveau du quatrième ventricule , délabrement moins étendu , afin de ne pas faire succomber immédiatement Tanimal.

U semble qu'après cette solution de continuité de la totalité où d'une partie restreinte de la moelle, l'agent nerveux s'accumule dans la partie située au-dessous, et que tous les organes correspondants en tirent une activité plus considérable.

B., Stit. hbbv. ^ u St

&8â flf9Ll»N€S DES LÉSIONS DE Lk MOBLU

Avant de chercher à expliquer comment ces phénomènes peuvent se produire avec des caractères aussi différents j j^ doi^ Yous indiquer qiiçUe a été U suite des expériences commencées ici dans la dernière séance, et terminées au laboratoire par l'autopsie des deux lapins, autopsie qui a confirmé tous les résultats qui vous avaient été aouoncés.

Chez le lapin qui, ayant eu la moelle coupée audessus du plexus brachial ^ et qui nous avait offert des mouvements péristaltiques semblables à ceux qui se produisent chez ranimai après la mort, nous avkms porté votre attention vers les modifications fonctionnelles du foie qui, au bout de trois ou quatre heures, ne devait plus contenir de sucre.

Cbe2 Tautre lapiu> les phénomènes étaieqt tout diflEiW rents; on n'avait pas vu de mouvements péristaltiques mais il y avait une telle augmentiBition ^e sucre que l'animal était devepu diabétique.

Or, au bout de trois heures, quand ces animaux fureqt sacrifiés, on trouva que le foie du lapin qui avfût ou la moelle coupée au-dessus de la région dcmale ilait ex^ sangue et jaunâtre. Il y avait stase sanguine dans les vaisseaux abdominaux. Le sang de la veiqe porte ainsi que celui des organes splanchniques était rouge comme celui des veines rénales. >

La température prise dans le rectum s'était abaissée de 38 degrés, température normale, à 33 degrés.

Nous avons alors examiné le foie dont la décoction ne renfermait pas de sucre ; mais nous y avons cherché et trouvé en grande quantité la matière qui se transforme

SUR hX ClliCULATION ABDOIIINALB. I^SS

fiD sucrQ I matière que yous voyez isolée ^ans celt« éprouvette,

|)aQs le foie du lupin dii^bétique, nous ftyoua trouvé du sucre eu gri^nde quantité. Nou^ y avoq» rencoptré aussi, mais en quantité bieu moiudre, la matière dont la transformation donne le sucre.

1^ foie du premier lapin était exsangue. Chei lui, la circulation abdominale était ei(traordinairement ra-r lentie puisque la température prise dans le rectum a pu s'abaisser à $3 degrés.Cet affaiblissement de la circulation avait probablement rendu le contact du sang avec la ma-^ tière glycogène insuffisant pour que cette dernière fût transformée en sucre. La matière transformable existait, car vous voyez dans cette éprouvette que nous en avons obtenu une grande quantité. La première condition du phénomène, la production vitale, se trouvait donc encore remplie. Si la seconde, la transformation chimique, ne ^'est pas trouvée effectuée aussi, cest que le trouble d#la circulation abdominale a empêché ce contact de la mfttière fermentescible et du ferment , apportant ainsi un obstade physique à la manifestation de la réaction chimique entre les deux substances.

Chez l'autre lapin, les choses 3e sont passées tout autremout. La circulation a été activée : une grande quantité de sang traversait le foie ; le contact de la matière glycogène. avec le ferment était fréquemment renoua vêlé ; le sucre produit par ce contact était rapidement entraîné hors du foie, dans lequel sa production s'est trouvée ainsi assez activée pour que Tanimal devtpt diiir bétique. Le sang contenait ainsi un excès de sucre par

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