‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 47 sur 136 · ET DE LA CHALEUR SUR LES MUSCLES · texte numérisé non relu

ET DE LA CHALEUR SUR LES MUSCLES

nous voulons parler de la chaleur. Uaction de la tempe* rature sur les muscles et sur les nerrs a été étudiée par M. Picford.

En soumettant le tissu musculaire à une température plus élevée que sa température normale, et jusqu'à une limite qui variera avec les espèces animales, on trouvera que d'abord l'irritabilité musculaire est augmentée, mais Où arrivera bientôt à un certain degré où elle disparaît entièrement. Nous verrons que, pour les mammifères vivants, l'irritabilité semble disparaître de 5G environ à 60 degrés centigr. dans un milieu sec ; une chaleur humide la ferait disparaître avant cratteindre c^ degré d'élévation. Sous l'influence de la chaleur, tous les muscles ne perdent pas leurs propriétés également vite : les extenseurs résistent moins que les fléchisseurs, etc.

Soumis directement à une température de plus en plus élevée, le cœur d'une grenouille i)erd, comme les autres muscles, la propriété de se contracter : les mouvements sont d'abord plus rapides , mais plus tard ils se ralentissent et perdent de leur énergie.

Vous savez, messieurs, que la température des animaux à sang chaud est à peu près constante; on dit que, lorsque la température du milieu dans lequel ils sont placés s'élève, la transpiration devenant plus abondante, l'évaporation opère un refroidissement qui empêche le corps de s'échaufier ; lorsqu'on place ces animaux dans un milieu plus froid , ils transpirent moins, perdent moins de la chaleur qu'ils n*en produisent , et se maintiennent ainsi a une température sensiblement uniforme. Avec Magendie , en soumettant des animaux à

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