SUR LA PRESSIOX CARDIAQUE
Pendant rirritalion de la racine postérieure , on observa que :
l"" De 110 millimètres la colonne mercurielledescendit subitement à 90 au moment du pincement, puis remonta à 130, puis enfin redescendit pour se fixer à 110.
2"" De 110 elle descendit brusquement à 1 00 lorsqu'on pinça de nouveau, puis remonta après à 130, etc.
Au moment même où Ton pinçait la racine postérieure, il y avait immobilité de la colonne mercurielle et cessation des pulsations; on aurait dit que le cœur était arrêté; ce qui amenait toujours un abaissement brusque de la colonne mercurielle auquel succédait ensuite une élévation. On constata ce résultat un assez grand nombre de fois et on vit que pendant ces oscillations les impulsions cardiaques étaient restées très faibles, de 3 à & millimètres seulement ; les pulsations jetaient au nombre de 85 par minute.
Alors la moelle épinière fut coupée dans la région cer* vieale, au-dessus des nerfs phréniques, car tout mouvement respiratoire soit tboraciquesoit diapbragmatique avait cessé. Dans un effort de Tanimal , le mercure monta à 160, redescendit ensuiteà 130, à 125, puis tomba à 90, 70, 60, /iO, 80 et finalement à zéro. Alors ranimai paraissait mort, et à Tauscultation on n'entendait pas le cœur. A ce moment, je tiraillai la moelle ; bientôt le mercure remonta à /iO, et même de 40 à 60 ; il y avait souvent coïncidence entre Tascension du mercure et le tiraillement de la moelle. Quand on cessa ce tiraillement, la colonne mercurielle retomba.
L'animal étant mort , et le cœur en repos, on ouvrit
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la poitrine et on vit reparaître dans le cardiomèlre des oscillations de 16 à 20 millimètres.
Eœp. (29 octobre 1847) .— Sur un chien adulte d'une taille un peu au-dessus de la moyenne, on découYrit les racines lombaires du côté droit. L'animal, tufbulënt, perdit beaucoup de sang ; eb tdsuht là préparation, on arracha complètement la dtiquième paire des fietfl lombaires du côté droit.
Ayant l'expérience, le cardiotrtèlre placé à la carotide donufetit 160 à 180 millimètres de hauteur; \ei pluS grandes pulsations étaient de 20 millimètres. Après Ton torture du rachis, le cardiomètre ne donna plus que 65 à 60 millimètres, les pulsations n'étaient plus que dé ft millimètres. Presque immédiatement après, on pitlçi la racine antérieure de la sixième paire lombaire dû côté droit , aunîessous de celle qui avait été arrachée ; elle se montra complètement insensible. Un peu plus tard, on pinça la racine antérieure de la septième lombaire, qui donna une sensibilité évidente.
Eœp. (10 novembre 1847). -^Sur une chienne de taille moyenne, grasse , et qui , après six jours d'abstinence, avait fait, vingt-quatre heures avant l'opération, un repas de pommes de terre, je découvris la moelle dans la région lombaire, du côté droit, paf le procédé ordinaire. Les sixième et septième paires lombaires furent mises à nu.
Aussitôt après l'opération je dégageai fitcilement lei racines, sans douleur pour Tanlmal, et je passai un fil au-dessous de chaque racine antérieure. Lés racines postérieures étaient, aussi bièu que les racines anté-
gUR U PRESSION GAEDUQUS, 39ft
neurep, insensibles quand on ne faisait que les toucbef pour le^ séparer.
Alors on plaça le cardiomètre à la carotide. L'aniqnal étqiit tranquille et impassible, comme le sont d'ordinaire ceux de celte race (loulou). Le cardiomètre accusait une impqlsion très forte, comme on peut le voir par le tableau suivant :
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80 Animil cilve.
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n y avait très peu de petites pulsations, qui étaient de 10 milljmètres environ.
Alors on examina la sensibilité des racines qui étaient à découvert depuis une demi-heure environ.
On pinça légèrement une racine antérieure et on obtint une ascension de 110 à 170.
Les racines antérieures étaient devenues bien nettement sensibles, bien que Tanimal eût supporté six jours iJ'abstipence; il est vrai qu'il était très gras.
Après avoir constaté la sensibilité des racines antérieures un grand nombre de fois , on ne vit pas, à Tin- Strument, bien nettement des effets distincts pour les dçux ordres de racines.
Alors on opéra la section de la moelle au niveau de la région cervicale. Il est présumable que les pbréniques avaient été coupés , car il y avait des mouvements respira- \ovfes seulement dans les mâchoires, mais les mouvQ-