‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 83 sur 136 · SEIZIEME LEÇON · texte numérisé non relu

SEIZIEME LEÇON

13 PÉYRIEB 1857.

SOMMAIRE : Relations %natomique9 du i^aod sympathiqQe avec les paires nerveuses rachidiennes. — Analogies et diiïérences dans la

• struciure. — Analogies et différences de propriétés. — Gourant nerfeux, courant musculaire.^ Gourant musculo-entané. — Eiiiériaoces diverses sur le grand sympathique. — Son action q)0trice. — De Iji sensibilité inconsciente. — Son influence sur tes mouvements internes. "«' Action spéciale de certains excitants. — Grande variété dVfliels obteAOs par Tirriiatioi) des diverses parties du grand sympaUilque.

Messieurs,

Ck)nsidéraDt la paire nerveuse comme le type qui représente pour nous toutes les portions essentielles du Qfstème nerveux » nous avons successivement examiné fles racines antérieure et postérieure, et étudié les propriétés et les fonctions de ses éléments moteur et aensitif. P nous resterait maintenant à établir les relations qui unissent ces éléments, pour en faire une unité physio* logique par l'intermédiaire de la moelle épinière.

Cependant, avant d'examiner le rôle et les propriétés da la moelle, nous devons vous parler des nerfs de la vie de nutrition, qu'on peut considérer encore comme une troi^ème dépendance de la paire nerveuse.

Des racines antérieures et des racines postérieures de la moelle épinière , ou plut^l^t de leur réunion en un oerf mixte, s'échappent en effet des filets qui vont se rendre aux ganglions qui constituent le grand sympç^tbique. On a considéré ces filets comme 1^ racines

d'origine antérieures et postérieures du grand sympathique. Si nous devions considérer ces racines comme celles qui vont dans les organes de la vie de relation , ce seraient les nerfs moteurs et sensitifs de la vie organique.

n existe deux manières de comprendre le grand sympathique. Les uns, avec Bichat, regardent le grand sympathique comme un système nerveux indépendant, constitué par sa double série de ganglions, et fournissant des filets qui contractent des anastomoses avec les nerfs émanés de la moelle épinière. D'autres, avec Valentin, etc., regardent le système grand sympathique comme n'étant qu'une émanation directe de filets de la moelle épinière, sur le trajet desquels se rencontrent un grand nombre de ganglions. Quelles que soient les raisons physiologiques que Ton puisse faire valoir en faveur de l'une ou de l'autre de ces opinions, raisons que nous examinerons plus tard en faisant l'histoire particulière du grand sympathique, nous devons rappeler, pour le moment, qu'il existe entre les nerfs du grand sympathique et les nerfs du système cérébro-spinal, des différences sur lesquelles tout le monde est d'accord.

Le système du grand sympathique est composé par des tubes nerveux de grand et de petit diamètre, qui paraissent semblables à ceux que l'on rencontre dans les nerfs de la vie de relation. Toutefois, les tubes fins sont prédominants; mais, de plus, on trouve dans le grand sympathique des éléments nerveux particuliers, qui ont reçu le nom de fibres de Remak, Des recherches anatomiques récentes ont fait penser que ces fibres ne

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