‹ Leçons sur la physiologie générale et comparée du systéme nerveuxChapitre 35 sur 49 · SYSTÈME D\] GRAND SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

SYSTÈME D\] GRAND SYMPATHIQUE

parois des oi^anes creux contenus dans les cavités viscérales. Le grand sympathique fournit aussi d'une manière toute spéciale aux tuniques musculaires des vaisseaux et des canaux des glandes.

Un fait remarquable, c'est que Ton trouve assez souvent, à l'extrémité périphérique des filets du grand sympathique, des cellules nerveuses. Je veux vous en citer deuf exemples. M. Meissner a décrit le premier, dans la coucbc} sous-muqueuse de l'intestin, un réseau très-riche des celr Iules nerveuses reliées les unes aux autres par leurs prolongements, et M. Âuerbach en a découvert m autre réseau entre les deux couches musculaires, depuis le dupdépuiiff jusqu'au rectum. Â ces réseaux de cellules nerveuses périphériques peuvent se rattacher les mouvements pérista|tiques qui se produisent dans l'intestin détaché du reste 4^ l'économie. Au lieu d'une réaction purement locale, comioA celle qui devrait exister alors, si l'intestin ne contenait pas de centres nerveux d^ns ses propres parois, on a vu dw mouvements péristaltiques succéder à Texcitatiqu d'ua seul point de l'intestin et montrer ainsi une généralisatipq de l'excitation produite. Cependant, je dois vous le dire, les faits anatomiques dont je vous parle, ont été mis en doute par des anatoinistes très- autorisés, tandis que d'autres aur leurs affirmaient leur réalité. On n'est donc pas encore fixé définitivement sur la nature de ces cellules, et il y aurait de nouvelles recherches à faire pour dissiper ces doutes. La question en vaut la peine, car il s'agit là de particularités importantes.

M. Jacubowitsch a décrit des cellules sympathiques dans la moelle épinière. 11 les cx)nsidère comme le point de départ des fibres du grand sympathique. Je ne sais

pourquoi il en fait le point de départ plutôt que le point d'arrivée de ces flbres. Ce serait encore là un sujet bien intéressant do recherches, car il n'est pas démontré que ces cellules de la moelle épinière se rattachent au système sympathique. Il est à peu près impossible de suivre anatomiquement les fibres sympathiques depuis les ganglions jusqu'à ces groupes cellulaires intra-médullaires. Des études physiologiques pourraient seules résoudre le problème. Mais comment aborder ce sujet par l'expérience? Je ne le sais pour le moment, mais il est évident que c'est ainsi seulement qu'on arrivera à quelques données sûres.

Nous avons vu que les anatomistes qui se sont occu* pés sérieusement de la question sont à peu près d'accord sur la direction des fibres dites d*origine du sympathique. Je rappelle que des expériences récentes de M. Cl. Bernard sont venues apporter une nouvelle confirmation expérimentale aux vues théoriques de Winslow et de Bichat, en faisant bien voir, ce qu'avaient déjà soupçonné quelques auteurs, entre autres Prochaska, que les ganglions sont des centres d'action réflexe. En isolant complètement le ganglion sous-maxillaire des autres centres nerveux, il y a pu provoquer des phénomènes excito-moteurs et déterminer par son intermédiaire une sécrétion réflexe de la glande salivaire sous-maxillaire.

Les expériences faites sur le système sympathique sont très-nombreuses, et je regrette bien de n'avoir pas le temps de les répéter devant vous. Je n'en ferai qu'une, parce qu'elle est en quelque sorte classique, et que c'est celle qui peut le mieux donner un spécimen des fonctions dévolues au grand «sympathique.

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