PREFACE
Les leçons que je publie aujourd'hui ont été faites celte année à l'hôpital de Lourcine, du mois de mai au mois d'août 1878. Placé pendant trois ans dans cet asile ouvert aux femmes syphilitiques, je ne voulais pas le quitter sans avoir mis à profit quelquesuns des nombreux matériaux d'observation qu'il renferme.
Depuis les publications si importantes de MM. Ricord, Cullerier, Langlebert, Clerc, Bassereau, Diday, Virchow, depuis les monographies plus récentes de MM. Kollet. Alfred Fournier, Lancereaux, Martin et Belhomme, Mauriac, Louis Jullien, la syphilis est entrée dans une voie scientifique. Les grandes discussions sur la dualité ou l'unicité du virus chancreux, sur la syphilisation, sur la contagiosité des accidents secondaires, sur les effets du mercure, sont, à peu de chose près, épuisées et résolues. Nous possédons beaucoup de livres et des meilleurs sur la question, et