PRÉFACE VII
toujours nouvelle ou révisable. C'est un champ où il y aura longtemps encore à glaner. Mon examen a presque toujours porté sur des parties qu'on venait d'enlever sur le vivant, ce qui me permettait d'examiner de suite les éléments isolés et de placer la pièce anatomique dans des liquides conservateurs ou durcissants avant qu'elle eut subi la moindre modification cadavérique. C'est le seul moyen d'obtenir de bonnes préparations. J'ai dessiné à la chambre claire les principaux types de lésions. Assurément les dessins reproduits par la lithographie avec une seule teinte ne donnent qu'une idée bien incomplète de ce qu'on voit au microscope. Mais je puis tout au moins certifier leur exactitude. Dans les huit premières planches lithographiques placées hors texte, MM. Leuba et Nicolet ont interprêté mes dessins aussi fidèlement que possible.
C'est là, à vrai dire, dans la description histologique, et dans la reproduction graphique qui est le langage propre de l'histologie, que consiste l'originalité de mes recherches. J'aurais pu, par conséquent, limiter ce travail au cadre plus étroit d'un mémoire. J'aurais sans doute intéressé ainsi un petit nombre de savants ; mais qu'ils sont rares ceux qui étudient l'évolution des lésions par pure curiosité scientifique I C'est un public à créer. De plus, j'aurais manqué mon but qui est d'être utile aux étudiants, en mettant