‹ Leçons sur la syphilis [electronic resource]Chapitre 53 sur 149 · PLAQUES MUQUEUSES · texte numérisé non relu

PLAQUES MUQUEUSES

des cellules cornées ou du corps muqueux qui recouvrent le corps papillaire expliquent parfaitement l'état lisse et suintant de la surface de la plaque muqueuse.

Les cellules du corps muqueux subissent parfois partiellement une lésion analogue, la formation d'une cavité entre le noyau et la substance solide de la cellule, mais c'est surtout dans les couches superficielles qu'on observe cette altération.

Lorsqu'une plaque muqueuse cutanée de la grande lèvre, par exemple^ est légèrement exulcérée, mais qu'elle présente encore sa surface lisse, suintante et rouge ou rosée, cela veut dire simplement que la couche cornée superficielle de l'épiderme a disparu; vous verrez alors, à la circonférence de la plaque, un bord mince, arrêté, circulaire, qui est la limite de l'épiderme corné normal; quant à la surface de la plaque exulcérée, elle est encore tapissée partout par une couche épaisse et transparente, par un vernis formé de la couche granuleuse et du corps muqueux de Malpighi hypertrophié.

Au-dessous de ce dernier, les papilles hypertrophiées qui le pénètrent montrent un état embryonnaire de leurs vaisseaux, une tuméfaction de leurs cellules endothéliales, des cellules rondes interposées entre les fibres de leur tunique externe. Le tissu conjonctif présente le même épanchement de cellules lymphatiques entre ses fibres. 11 y a toujours dans les papilles, et plus ou moins loin dans le tissu conjonctif du derme, une véritable inflammation qui se traduit par la tuméfaction des cellules fixes et par l'existence des cellules rondes migratrices ou dues à une prolifération.

Telles sont les lésions histologiques des plaques muqueuses les plus simples de la vulve, qu'elles soient petites,

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