SYPHILIS PSEUD0-V\CC1NALES
lives à des enfants hérédo-syphilitiq>ies qui, consécutivement à la vaccination, présentèrent aussitôt, dit-on, des accidents d'ordre spécilique, et parfois même des accidents d'une malignité réelle (syphilides pustul euses, syphilides huileuses, troubles graves de l'état général), auxquels ils succombèrent rapidement.
Quels qu'ils soient, Messieurs, tous les faits qui précèdent aboutissent à ceci, pour la question qui nous occupe actuellement : invasion d'accidents de syphilis consécutivement à la vaccine. Et tous soulèvent ce même problème, à savoir : Quelle est la raison de ces accidents? Quelle en est l'origine ? Ces accidents dérivent-ils d'une syphilis étrangère à la vaccine, syphilis entrant en évolution à la suite de la vaccine sans relation de causalité avec elle, ou bien sont-ils le produit d'une syphilis vaccinale ?
Ce problème, inutile de dire comment et à quel titre il intéresse notre responsabihté, puisque, derrière le vaccin qu'on accuse d'avoir transmis l'infection, il y a le médecin qui se trouve mis en cause. Yoyons donc de quels éléments diagnostiques nous disposons en l'espèce pour juger la question.
Un critérium formel nous est offert ici par les deux considérations que voici :
1° Absence ou présence du chancre vaccinal;
2° Évolution morbide.
Précisons la signilication et la valeiir de ces deux éléments diagnostiques.