CHAPITRE IV. — TUBES. — HAUTES TEMPÉRATURES. 5y
dès trop nombreux obstacles placés sur le trajet du gaz, tubes desséchants, tube à coton, tubes de plomb assez longs, robinets, dont la résistance totale n'était certainement pas négligeable.
La vitesse dans le tube était très grande, 2" à 10" par seconde, et l'on peut se demander si pendant le dixième de seconde que le gaz passait dans le tube capillaire sa détente le long du tube était isotherme ou adiabatique. La concordance des moyennes, lorsque la vitesse ne dépassait pas 5"* par seconde, semble indiquer une détente isotherme.
Première série. — Un premier groupe d'expériences, où le tube réchauffeur était manifestement trop court, a donné des coefficients de température variant entre 0,0024 ^^ o,oo3o. Un second groupe, avec un tube réchauffeur plus long, a donné 0,0028 entre — 21® et i5**, o,oo3i entre i5" et 53**. Toutes ces expériences ont été groupées en une seule série représentée par la formule
Deuxième série, — La difficulté des mesures par état variable a conduit à employer un mode d'aspiration un peu différent. Le ballon aspirateur, d'abord plein d'eau, est vidé par siphonnement sous hauteur réglable. On recueille l'eau quand l'état permanent est atteint, et l'on en déduit le débit. De très nombreuses expériences, dans lesquelles le coefficient de température a encore varié irrégulièrement entre 0,0026 et o,oo3o, ont donné, en moyenne,
y, = 0,00016747(1 ■+■ o,oo'27a3B);
on peut encore mettre ces valeurs sous la forme
fx = 0,00016775(1 -i-o,oo36650)o.''«o»,
les valeurs extrêmes de l'exposant /?, fournies par les diverses séries, étant 0,733 et 0,810.
223. GsLZ autres que Pair. — C'est surtout aux gaz autres que l'air qu'est consacré le deuxième Mémoire, ce qui a exigé quelques complications pour le remplissage, et l'addition d'un second manomètre.
Enfin, le chauffage au bain d'huile a permis d'atteindre 34o" pour l'air, 245° pour l'acide carbonique et le chlorure d'éthyle. L'étanchéité de tout l'appareil était vérifiée journellement.
58 LIVRE m. — GAZ.
On jugera du degré de concordance des expériences par les résultats obtenus pour Thydrogène avec divers tubes, entre i5" et 53" :
Rayon du tube. {Xg. Exposant n.
cm
o,oi38 o,oooo8()i'ji Oi73i
o , O'ioo o , ooo 086 9/i o , 702
M. Obermayer en prend la moyenne et adopte
[A = 0,000086055 (i -h o,oo3665e)o.«»9.
Les résultats de toutes ces expériences sont contenus dans le Tableau suivant (*) :
JJt=r= |JLo(l H- pe)= JJto(I-+-aB)«-
Gaz. lOVo- 10*p. tO«a adopté. n.
Hydrogène 86,1 249 3665 0,699
Oxyde de carbone. . i6a,5 264 » 0,744
Azote i65,9 269 » 0,788
Air ï67j8 274 » 0,760
Oxygène 187,3 283 » 0,797
Acide carbonique. . . i38,3 348 3701 0,941 (0,950)
Protoxyde d'azote . . i35,3 345 3719 0,929(0,943)
Éthylène 92,2 35o 3665 0,958
Chlorure d'éthyle. . . 88,9 38i 3900 0,977(1,039)
La solubilité du chlorure d'éthyle dans l'eau a rendu les expériences plus difficiles; l'exposant n a paru croître avec la température.
Pour l'acide carbonique, la concordance à même température n'est pas bien bonne; néanmoins, l'exposant n paraît bien tomber à 0,87 ou 0,88 vers 200".
En adoptant le coefficient de dilatation propre à chaque gaz, M. Obermayer a perdu de vue la signification de la formule; j'ai mis entre parenthèses l'exposant de la température absolue.
Sous cette forme, l'exposant n représenterait la loi de répulsion moléculaire en fonction de la distance, dans la théorie moléculaire des gaz; si cette répulsion s'exerçait sans chocs, elle serait propor-
tionnelle à /* *"-*. Mais, dans ce cas, l'exposant n devrait être, pour
(') Cari Bepertorium, t. \III, p. x:^-^.