CHAPITRE IV. — TUBES. — HAUTES TEMPÉRATURES
par le gaz qui arrive par Q. Quand B est rempli on ferme R3 et R4 , on ouvre R2 et Ton met la trompe en marche; l'écoulement se produit à travers les tubes capillaires, et l'acide sulfurique repasse de A dans B par le tube S qui forme siphon.
Le gaz qui sort de B passe dans une série de tubes desséchants C, C, C, pleins d'anhydride phosphorique, et traverse les tubes capillaires après avoir séjourné assez longtemps dans les lubes larges e/, gh^ où il a bien pris la température du bain correspondant.
Avant de sortir de l'appareil, le gaz passe dans un grand vase K, puis dans un tube large L ouvert en bas et reposant sur une cuve à mercure; ce tube L communique en haut, d'une part avec la trompe, d'autre part avec un tube recourbé G qui affleure le mercure de la cuve.
L'ensemble des tubes L et G et de la bouteille K constitue un régulateur automatique de l'écoulement. Par l'aspiration de la trompe le vide se fait en L et en K et le mercure monte dans L; il baisse donc dans la cuve et découvre l'extrémité inférieure de G; de l'air entre par là, fait baisser le niveau de L et l'extrémité de G est de nouveau immergée dans le mercure de la cuve. Il y a donc dans lé tube G un chapelet de gouttelettes de mercure séparées par de l'air, se déplaçant de bas en haut et produisant dans L une rentrée d'air qui régularise l'aspiration. Le niveau dans L se maintient constant et la pression dans K est ainsi bien définie.
Trois manomètres reliés respectivement à E, F, D donnaient les différences de pressions entre ces points et l'atmosphère; ces quantités, jointes à la hauteur barométrique, permettaient de calculer les pressions à l'entrée et à la sortie de chaque tube capillaire; ces quatre lectures étaient nécessaires, puisque les pressions interviennent dans les formules par les différences de leurs carrés.
Les thermomètres ont été comparés au thermomètre à air, au moyen d'appareils dus à Rowland, et dans son laboratoire (*).