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à un coefficient numérique près, peu dillérenl de l'unité, commun à tous les gaz.
On a utilisé ces formules de deux manières différentes pour l'élude des dimensions moléculaires (^ ). Tout d'abord, on supposait le facteur de Sutherland égal à i , et Ton cherchait à se faire une idée delà grandeur absolue de R; pour cela, on a remarqué que le volume total des molécules est certainement plus petit que le volume qu'elles occupent à Fétat solide ou liquide. Soient A la densité du liquide, D la distance de centre à centre des molécules, rangées en ordre cubique par exemple, on a
et D est certainement plus grand que 2R, mais probablement pas beaucoup. On a donc
Les valeurs îïR', obtenues en remplaçant l'inégalité par une égalité, sont voisines de 10"' centimètres; elles dillèrent peu malgré d'énormes différences de masses moléculaires. (]e sont celles qu'on trouve d'ordinaire dans les tables de dimensions moléculaires: elles fixent exactement un ordre de grandeur. Toutefois, elles sont encore trop
(') Les cunsidéralions développtVs dans toute la (in de ce Chapitre ont fait l'objet d'une Communication à la Sociéti^ de l*liysiqne (18 janvier i9<»7).
(2) Voir « Les dimensions des atomes » dans Conférences et Allocutions de Lord Kelvin, cl tous les travaux, récents sur les ions et les électrons, dans Ions, Électrons et Corpuscules, par Abraham et Lanqkvin. Paris, Gauiliier-Villars.