CAUSES DE CETTE TOXICITÉ
substance? — N'y a-t-il pas des substances dont la toxicité est masquée par leur union à de plus toxiques, celles-ci tuant l'animal avant que se soit manifestée l'action des premières, dont le pouvoir toxique se révélerait si elles agissaient isolément? — N'y a-t-il pas, dans l'état pathologique, une diminution des substances toxiques normales et une augmentation de substances incapables normalement d'intoxiquer? — Autant de questions auxquelles nous devons chercher à répondre.
Avoir démontré le degré de toxicité de l'urine prise en masse n'est qu'une étape de nos recherches. Il nous faut disséquer, pour ainsi dire, cette masse, et opérer sur elle par fragmentation, afin de connaître le degré de toxicité de chacun des éléments qui la composent.
Le rapport exact est pour la toxicité du sommeil comparée à la toxicité de la veille :: 7,103 : 15,96 = 0,45.
En résumé, le coefficient urotoxique de cet homme un jour de grand travail musculaire en plein air est 0,308. Il a été, à deux époques de repos, le 17 septembre et le 19 septembre, 0,474 et 0,417, en moyenne 0,445.
Le rapport de la toxicité de l'homme qui travaille est à la toxicité de l'homme au repos :: 0,308 : 0,445 = 0,692 ou, en chiffres ronds, 0,7.
Le travail musculaire au grand air a donc supprimé 3/10 de la toxicité. Chez cet homme, deux fois, à l'occasion d'un travail sédentaire à la ville, la toxicité par kilogr. et par heure avait été, pendant la veille, 238■^75 et 20='", 02, en moyenne 2lS'-,88, et, pendant le sommeil, ll^^TO et 128'',06, en moyenne ll5%88. Par le fait d'un grand exercice corporel en plein air, elle devient pendant la veille 15sr,96, et pendant le sommeil l^^iO.
Le rapport '^H = 0,729. Le rapport /f^ = 0,597.
Le travail musculaire au grand air diminue donc de 27 pour 100 la toxicité de la veille, et son influence s'étend même à la période de sommeil qui suit le travail, en faisant perdre 40 pour 100 à la toxicité des urines de ce sommeil.
Les causes qui influencent la toxicité urinaire peuvent donc agir pendant la durée de leur application, et encore pendant une longue période de temps après qu'elles ont cessé d'exister. C'est pour cette raison, sans doute, que la veille matinale est plus toxique que le sommeil, et que le sommeil est moins toxique que la veille vespérale.