‹ Leçons sur les auto-intoxications dans les maladiesChapitre 48 sur 227 · FERMENTATIONS PUTRIDES DANS LE TUBE DIGESTIF · texte numérisé non relu

FERMENTATIONS PUTRIDES DANS LE TUBE DIGESTIF

ments, et autres matières toxiques d'origine alimentaire. Toutefois, cela n'est encore qu'une minime portion des poisons que le sang peut puiser dans le tube digestif.

Il est une troisième source d'intoxication pour le sang, c'est la putréfaction, non pas seulement celle qui résulte de la métamorphose imparfaite des matières digérées, mais celle qu'entretient sans cesse dans le tube digestif la présence de microorganismes. Dans le tube digestif sont réalisées les conditions les plus favorables à l'élaboration des poisons. Il s'y trouve des substances azotées, peptonisées déjà; or les peptones sont, vous le savez, d'excellents milieux de culture pour les microbes. Elles sont associées à une notable quantité d'eau dans un vase à la température constante de 37". Le tube digestif est constamment ouvert à l'extérieur. Outre que les aliments y amènent avec eux des agents de putréfaction, la respiration dépose dans le pharynx des poussières qui, à chaque mouvement de déglutition, sont entraînées par la salive avec les micro-organismes qu'elles recèlent. Les conditions favorables à l'entretien de la putréfaction sont si multipliées qu'on se demande comment la digestion peut s'opérer jamais normalement. Heureusement l'organisme sécrète dans l'estomac, au moment de l'introduction des aliments, un suc qui s'oppose à toute fermentation. Expérimentalement, nous savons que l''',IO d'acide chlorhydrique anhydre par litre empêche toute fermentation; or le suc gastrique renferme plus; on y trouve par litre jusqu'à 3='',30 et même 5 grammes d'acide chlorhydrique estimé comme acide fumant du commerce.

Mais les agents infectieux n'ont pas été détruits par le suc gastrique dans l'estomac, ils n'ont été que neutralisés; ils sont passés seulement à l'état de vie latente. L'action des ferments figurés recommence lorsque les aliments ont franchi le pylore. L'acidité du suc gastrique se trouve à ce moment neutralisée par les alcalis de Tintestin, dont le contenu, s'il n'est pas alcalin ou neutre, n'est en tout cas que faiblement acide par un début de fermentation acétique.

On a considéré la bile comme capable de prolonger l'arrêt

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