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PARALLÉLISME DES ALCALOÏDES INTESTINAUX ET URINAIRES

est en rapport avec la toxicité du tube digestif, si leurs variations sont parallèles.

Dès 1882, en signalant les alcaloïdes dans les matières fécales normales, je considérais celles-ci comme la source de la presque totalité des alcaloïdes de l'économie. J'ai pu dans un cas apprécier leur quantité à 15 milligrammes par kilogramme de matières fécales. Je vis que, chaque fois que ces substances alcaloïdiques augmentent dans les matières fécales, elles augmentent dans les urines, quoique toujours inférieures en quantité. Je vis que le parallélisme se conservait non seulement au point de vue de la quantité, mais aussi de la nature. Selon qu'il y avait prédominance dans le tube digestif des alcaloïdes solubles dans rétlier ou de ceux qui sont solubles dans le chloroforme, je voyais prédominer parallèlement les uns ou les autres dans les urines.

Je suis moins porté aujourd'hui à ajouter autant d'importance à ces produits toxiques. On peut arriver à la même démonstration en prenant les matières toxiques en bloc.

On peut supprimer une partie de la matière toxique des urines, en fixant celle de l'intestin sur le charbon, qui retient les matières colorantes et les alcaloïdes; c'est réaliser, non pas l'antisepsie, mais la désinfection des matières fécales.

L'extrait de 200 grammes de matières fécales chez les malades auxquels on a fait ingérer la quantité voulue de charbon est inolîensif pour les animaux auxquels on l'injecte, tandis qu'on tuait avec l'extrait de 17 grammes de matières fécales non désinfectées, par kilogramme. Cette désinfection intestinale par le charbon diminue aussi la toxicité des urines de la moitié, des deux tiers.

Si l'on veut pousser plus loin, il faut faire l'antisepsie, en empêchant même la putréfaction de se produire dans le tube digestif.

Il y a longtemps qu'on a fait de l'antisepsie sans le savoir, comme M. Jourdain faisait de la prose. En donnant le calomel, le sulfure noir, on diminuait inconsciemment les putréfactions. Beaucoup de médecins l'ont fait consciemment en sup-

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