PRÉDISPOSITION A LÀ CHLOROSE ET A LA TUBERCULOSE
Dans le type coosomptif aigu, le malade a toujours souffert de Testomac depuis dix ou quinze ans, puis rapidement il se sent anéanti et bientôt il ne peut plus quitter sa chambre, ni même son lit. Le médecin, ne trouvant aucune lésion organique, appelle ce cas une fièvre nerveuse. — Le type consomptif chronique est le cas de tant de malades qui^ dans les hôpitaux, passent pour paresseux ou hypochondriaques.
On pourrait multiplier ces types; mais autour de c£s dix-là peuvent se grouper tous le^ autres symptômes.
Il faut encore rappeler que la dilatation de Testomac rend réconomie plus vulnérable et ouvre la porte aux maladies de déchéance: la chlorose chez les jeunes filles, la phthisie pulmO' naire sont amenées souvent par la dilatation de Testomac. Celle-ci existe chez les deux tiers des tuberculeux, et, si on Ta recherchée assez tôt, on peut se convaincre que les signes physiques de la dilatation ont précédé de longtemps quelquefois les premiers troubles révélateurs de la tuberculose.
J'ai donc cru pouvoir dire que la dilatation de Testomac réalise une véritable diathèse acquise^ une disposition morbide due à un trouble de la nutrition générale.
Ne lui voit-on pas, par exemple, engendrer des altérations du squelette par le même mode que celui auquel on attribue la production du rachitisme? S'il est vrai que dans le rachitisme ce soit la formation d'acide lactique en excès qui empêche la calcification des os, chez les malades atteints de dilatation de Testomac la formation dans le tube digestif et l'absorption d'acide acétique en quantité constamment excessive expliquent peut-être les nodosités des doigts. J'ai vu même l'ostéomalacie se produire; du moins les os étaient douloureux au niveau des côtes, du rachis, du fémur, du bassin; j'ai vu la douleur augmenter par la station au point de rendre la marche impossible.