‹ Leçons sur les auto-intoxications dans les maladies: professées à la Faculté de médecine deChapitre 146 sur 239 · GALOMBL DANS LA FIÈVRE TYPHOÏDE · texte numérisé non relu

GALOMBL DANS LA FIÈVRE TYPHOÏDE

' mercurielle. Presque toujours elle s'est montrée au bout de cinq à sept jours. Tous ceux qui ont eu la salivation ont guéri. La durée moyenne de la maladie a été de vingt et un jours, chiffre modéré, vingt-cinq jours étant le chiffre habituel. La mortalité a été faible, 2 sur 32, soit 6 p. 100. Le nombre total des cas est certainement trop faible pour permettre des conclusions définitives. Je dois relever seulement que ceux qui sont morts sont ceux qui avaient pris le moins de mercure, et que, par conséquent, je n'ai pas pu les intoxiquer. Les guérisons en moins de vingt et un jours ont été deux fois plus fréquentes que par les autres méthodes.

Cependant je n'ai pas continué à appliquer cette méthode, bien que les malades eussent guéri plus vite et paru guérir mieux, car les inconvénients en sont une convalescence longue, une débilité et une anémie profondes. Certains accidents m'ont semblé plus fréquents, épistaxis, quelques hémorrhagies intestinales, selles dysentériques, sanguinolentes et glaireuses. Chez d'autres malades se sont montrés des accidents tardifs, une pneumonie douze jours après laguérison du processus typhoïde, une endocardite végétante.

D'ailleurs, tout en renonçant à cette méthode comme méthode exclusive, j'ai pensé qu'on en pourrait tirer profit en imprégnant moins profondément l'organisme; je l'ai maintenue pour le début seulement de la maladie, et je l'ai associée à d'autres moyens thérapeutiques sous la forme d'un traitement mixte, dont les détails seront exposés plus loin.

YINGT-DEUXIÈME LEÇON

(9 jain 1885)

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