‹ Leçons sur les auto-intoxications dans les maladies: professées à la Faculté de médecine deChapitre 200 sur 239 · COMMENT DIMINUER LES SOURCES DES POISONS · texte numérisé non relu

COMMENT DIMINUER LES SOURCES DES POISONS

Si toutes ces tentatives ont échoué, il convient de recourir à certains antidotes dont Taction peut contrarier les effets physiologiques des poisons qui menacent Torganisme. Nous avons un exemple frappant des propriétés antagonistes des poisons dans Tatropine et la pilocarpine. Ce côté de la question est à peine ébauché. Nous avons indiqué pourtant, au point de vue pathogénique, Texislence des poisons qui s'associent ou se combattent; dans Tintoxication par les matériaux de Furine, j*ai signalé l'action des substances narcotiques qui empêche celle des poisons convulsivants. La connaissance de ces faits prouve tout au moins qu'il ne faut pas abandonner la partie.

En tout cas, ce qu'il ne faut jamais négliger de faire dans les auto-intoxications, c'est de soutenir les forces du malade, pour qu'il ait le temps d'éliminer le poison. Pour le sauver, il suffit quelquefois de le faire vivre quelques minutes de plus ; on ne peut lui fournir la force radicale, mais ce qu'il lui faut, c'est la force agissante ; il y a indication à administrer, non pas les toniques, mais les stimulants, qui peuvent réveiller quelque reste de forces latentes.

La thérapeutique est effectuée en quelque sorte parla nature, ou une portion de cette thérapeutique est faite par nos organes; dans l'urémie, une des sources de l'intoxication est déjà amoindrie^ la désassimilation étant entravée par la maladie même chez les urémiques et les autres malades qui subissent l'autointoxication. L'intoxication par les poisons d'origine alimentaire peut être diminuée. Si réellement la potasse tue, la diminution des ingesta solides diminue l'intoxication; or, ces malades boivent encore, mais ne mangent plus. Il ne faut pas leur donner de bouillon, infusion qui contient la matière minérale de la viande.

Les poisons des sécrétions se trouvent combattus naturellement et physiologiquement. L'organisme lui-même accomplit des actes prophylactiques. La bile qui n'est pas éliminée par l'intestin se précipite. Des poisons qu'elle contient, l'un, éminemment toxique, la matière colorante, se précipite au contact du chyme acide ; — l'autre, les sels biliaires, sont transformés

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