SES EFFETS DÉLÉTÈRES
minutes la flamme surmontait le combustible ; le malaise de l'animal était déjà visible; au bout de dix minutes, il tomba épuisé; au bout de vingt minutes le chien succomba après quelques instants de râle. A cet instant, la bougie brûlait encore dans la pièce avec le même éclat. Ce n'est que dix minutes après la mort de l'animal que la bougie s'éteignit après avoir pâli de plus en plus. A ce moment on recueillit l'air dans les ballons, et l'on en fit l'analyse qui donna le résultat suivant :
Hydrogène carboné 0,04
Oxygène 19,19
Azote 75,62
Acide carbonique 4,6t
Oxyde de carbone 0,54
Dans ce mélange gazeux, vous trouvez, outre les éléments ordinaires de l'air : de l'hydrogène carboné, de l'acide carbonique et de l'oxyde de carbone, peutêtre même, d'après M. Leblanc, un peu de gaz oléfiant qui aurait pu être absorbé par l'acide sullurique.
La proportion d'hydrogène carboné est bien faible pour qu'on doive lui attribuer une influence importante dans les accidents auxquels le chien a succombé. La proportion d'acide carbonique n'explique pas non plus la mort; elle est manifestement insuffisante pour donner lieu aussi rapidement à des effets délétères. L'empoisonnement doit donc être attribué à l'oxyde de carbone.
L'oxyde de carbone est un gaz incolore, ino-