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SENSIBILITÉ DE L'ŒIL

gression qui est nécessaire pour vous faire comprendre les raisons qui me guidaient dans les moyens que vous m'avez vu employer pour constater la perte de la sensibilité de l'animal sur lequel j'expérimentais tout à l'heure.

Vous avez vu que c'est en touchant à la cornée que je constatais la conservation ou la perte de la sensibilité. J'ai fait, il y a quelques années, des recherches sur la valeur de ce signe, recherches dont je crois devoir vous donner les conclusions.

Quel que soit le genre de mort$ l'œil est en général le dernier organe qui accuse de la sensibilité.

Vous savez que, normalement, l'œil est Un organe extrêmement sensible, et qu'il l'est par toute sa surface intra-palpébrale. Or, sous l'influence de certaines causes de mort, notamment de la plupart des empoisonnements, cette sensibilité de l'œil se décompose en deux sensibilités bien distinctes.

Alors ces deux sensibilités ne disparaisssent pas en même temps, et il est remarquable que certains poisons les font cesser toujours de la même façon, dans le même ordre. Ainsi, dans la mort par la strychnine et par le froid, la cornée devient d'abord insensible, tandis que la conjonctive, surtout vers l'angle interne de. l'œil, a conservé une sensibilité évidente. Dans la mort par la section du bulbe rachidienj la conjonctive devient insensible, tandis que la cornée resté sensible encore longtemps. Sous l'influence de l'ahesthésie par l'élher, par le curare, par la strangulation, la sensibilité de la cornée survit encore à celle de la conjonclivei

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